De la montagne à l’œuvre d’art. Le transport du marbre
À Carrare, les blocs de marbre, une fois extraits, étaient chargés au moyen de leviers sur un simple traîneau fait de troncs d’arbres appelé lizza. Le poids du bloc entraînait le lizza qui descendait la pente abrupte de la montagne sur des rails rudimentaires, également en bois. Les carriers contrôlaient la vitesse de la descente au moyen de câbles enroulés autour de poteaux ancrés dans le roc.
Quand les blocs arrivaient au pied de la montagne, de solides charrettes à grosses roues de bois tirées par des bœufs les transportaient jusqu’au port de Carrare, situé à environ huit kilomètres de là.
Au bord de la mer, un système de grandes poulies installées sur des cadres à quatre pattes permettait de hisser le marbre. On halait sur la plage une barge spécialement construite que l’on positionnait sous le bloc. On y laissait descendre le bloc et la barge était remise à l’eau. Elle descendait la mer Tyrrhénienne jusqu’à l’embouchure du Tibre, située à environ 362 kilomètres au sud.
Après un parcours de 24 kilomètres pour remonter le Tibre vers le centre de Rome, le bloc de marbre était déchargé au quai, puis transporté en ville par charrette.
Cette estampe du XVIIe siècle de G.B. Falda montre le principal port de Rome, celui de Ripa Grande.
Dans ce détail d’un tableau du XVIIe siècle, un sculpteur utilise le maillet et le ciseau pour sculpter le vêtement d’un sujet.
Attribué à Johann Heiss, Intérieur d’un atelier de sculpture. Huile sur toile.
Avec l’aimable autorisation du Hunterian Museum and Art Gallery, University of Glasgow