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Pour l’amour de l’art. Artistes et amateurs français à Rome au XVIIIe siècle

Ottawa, Ontario - 19 octobre, 2011

Au Musée des beaux-arts du Canada

Du 21 octobre 2011 au 2 janvier 2012

Depuis la Renaissance, Rome a attiré plusieurs générations de peintres et de sculpteurs. Principal point de rencontre des communautés européennes et bassin important d’influences culturelles, la Rome du XVIIIe siècle représente une destination de choix, non seulement pour l’artiste français, mais également pour l’amateur averti. Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Caen, en France, présente jusqu’au 2 janvier 2012 Pour l’amour de l’art. Artistes et amateurs français à Rome au XVIIIe siècle. Cette exposition nous fait découvrir l’influence de la Ville éternelle sur la production des artistes français à une époque où artistes, mécènes, hommes politiques et autres membres de l’élite logent à la même adresse, tous unis par leur amour de l’art.

« Rome a toujours été un lieu de prédilection pour les artistes de toutes origines, et les artistes français du XVIIIe ne font pas exception, » a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Carrefour culturel de l’Europe, la Ville éternelle a servi de tremplin à plusieurs artistes français de renom, notamment Hubert Robert, Jean-Honoré Fragonard et Jacques-Louis David, qui en ont rapporté des marques indélébiles et dont nous reconnaissons encore la puissance. Nous sommes heureux d’annoncer que l’exposition sera aussi présentée au Musée des beaux-arts de Caen, partenaire important dans cette entreprise et dont la collection recèle de beaux exemples de cette période. »

Pour l’amour de l’art réunit quelque 134 œuvres – dessins, estampes et peintures –  réparties en cinq thèmes : L’enseignement académique, Le paysage de Rome et ses environs, Amateurs, mécènes et artistes, La redécouverte de l’Antique, et Fêtes et célébrations. Plusieurs de ces œuvres exceptionnelles provenant de grandes institutions nord-américaines et européennes n’ont jamais été présentées en Amérique du Nord. En outre, l’exposition comporte 25 œuvres de la collection du MBAC, y compris une vingtaine d’œuvres remarquables par Hubert Robert, Jean-Honoré Fragonard et Joseph Vernet. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site consacré à l’exposition au www.beaux-arts.ca/pourlamourdelart.

Traitement spécial pour objets fragiles
L’exposition comporte aussi plusieurs albums rares qui, en raison de leur fragilité, sont exposés sous vitrine. Grâce à la technologie interactive TouchSmart de HP Canada, les visiteurs pourront « feuilleter » des versions électroniques de cinq de ces albums sur un écran tactile multi-touch, dont un album de dessins par Joseph-Marie Vien, un recueil de gravures par Jean Barbault (Les plus beaux monuments de Rome ancienne,1761); et un Recueil d’antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines (1752 – 1767) qui rassemble des estampes assemblées par Anne-Claude-Philippe de Tubières, comte de Caylus. Le MBAC remercie HP Canada pour sa généreuse contribution qui a rendu possible cette expérience interactive.

Une période foisonnante
C’est avec la fondation de l’Académie de France à Rome en 1666 que Rome devient l’étape obligée de tous jeunes artistes sérieux. La tradition se poursuit au XVIIIe siècle et, par l’obtention du  « Grand Prix » ou Prix de Rome, plusieurs élèves de l’Académie royale de peinture et de sculpture accèdent au statut de pensionnaire à l’Académie romaine, où ils résident en moyenne quatre ans. L’enseignement est d’abord fondé sur la copie des maîtres anciens et de l’antique mais aussi l’étude sur le vif, aussi bien le nu que le paysage des environs.

Cette période donnera naissance à de nombreux dessins aux techniques variées, à des estampes et de fascinantes peintures. « La variété des techniques employées  par les artistes illustre bien le caractère formateur de leur séjour à Rome pour parfaire la maîtrise de leur art, »  écrit la commissaire de l’exposition et conservatrice associée au MBAC, Sonia Couturier, dans son article qui paraît dans le numéro d’automne de Vernissage, le magazine du MBAC.

Une source constante d’inspiration : la campagne romaine
La campagne romaine représente une source constante d’inspiration pour les peintres et dessinateurs en quête de vues pittoresques. L’attrait du site se traduit de différentes manières chez ces artistes. On notera par exemple la vision idyllique et pastorale de Jean-Honoré Fragonard ou d’Hubert Robert, tandis que d’autres ont porté un regard plus objectif sur la géographie des lieux et sur ses habitants. D’autre part, marquée par l’étude des effets atmosphériques, l’œuvre de certains comme Adrien Manglard, Claude-Joseph Vernet et Pierre-Henri de Valenciennes a contribué à donner une impulsion nouvelle à l’art du paysage.

Amateurs et mécènes
Plusieurs œuvres de l’exposition témoignent de la présence des amateurs français à Rome. Ainsi, Pour l’amour de l’art explore aussi certains aspects du réseau social et culturel où se côtoient artistes, mécènes et amateurs éclairés. On remarque un afflux constant d’étrangers, dont des amateurs français en grand nombre, qui désirent parfaire leur éducation. Le marquis de Vandières – futur marquis de Marigny et directeur des bâtiments du Roi -, l’abbé de Saint-Non, Claude-Henri Watelet et Bergeret de Grandcourt s’imposent entre autres comme des figures marquantes de cette communauté d’amateurs de passage qui permettra l’éclosion des talents les plus prometteurs du moment.

La redécouverte de l’antique
Dans ce contexte, la redécouverte de l’antiquité figure parmi les thèmes privilégiés de ces voyageurs dilettantes attirés par les nouveaux développements de l’archéologie.

Ainsi, Rome apparaît comme un vivier au développement du néoclassicisme qui fleurit durant les dernières décennies du XVIIIe siècle à l’échelle européenne. Si plusieurs artistes s’attachent parfois à reproduire fidèlement des motifs consacrés de l’antiquité, on remarque néanmoins une volonté de transcender ces mêmes modèles. Cette interprétation de l’art antique entraîne la création d’un nouvel imaginaire que l’on peut constater chez plusieurs, dont Clérisseau, Robert, et Saly.

Fêtes et célébrations
Les artistes français à Rome au XVIIIe siècle jouissent d’une visibilité certaine dans cet environnement particulièrement cosmopolite. Nous retenons les fêtes extraordinaires que tiennent les pensionnaires de l’Académie, mascarades turques ou chinoises, représentées dans les dessins et peintures de Jean Barbault ou les gravures respectives par Joseph Marie Vien et Jean-Baptiste Marie Pierre. Dans un tout autre esprit, il faut aussi rappeler le concours actif des artistes français à la préparation et la représentation des fêtes de la « Chinea », célébrées annuellement depuis le règne du pape Clément IV (en 1265) pour marquer la dépendance du royaume de Naples envers la papauté. Des estampes par Jacques-Louis Le Lorrain ou par Pierre Parrocel témoignent des mises en scène de cette fête somptueuse illuminée par des feux d’artifice.

Commissaire de l’exposition
Conservatrice associée de l’Art européen au MBAC, Sonia Couturier participe au soin et à l’enrichissement de la collection de dessins et estampes européens du Musée depuis 2001. Détentrice d’un doctorat de l’Université Concordia (Montréal), elle s’est penchée sur l’implication des amateurs d’art français dans les réseaux intellectuels du XVIIIe siècle. Elle a initié l’acquisition de nombreux dessins et estampes (toutes écoles, avant 1800), plus particulièrement de l’école française des XVIIe et XVIIIe siècles. En plus d’être l’auteure d’articles sur des dessins de la collection pour la Revue du Musée des beaux-arts du Canada et contribué au catalogue Drawing Attention (Art Gallery of Ontario, 2008), elle a rédigé le catalogue d’exposition des Dessins français du Musée des beaux-arts du Canada (2004). Elle est commissaire de l’exposition Pour l’amour de l’art. Artistes et amateurs français à Rome au XVIIIe siècle (MBAC, Ottawa, 2011; MBA de Caen(France); 2012), dont elle a assuré la direction éditoriale du catalogue.

Catalogue
Pour l’amour de l’art. Artistes et amateurs français à Rome au XVIIIe siècle est accompagnée d’un magnifique catalogue de 255 pages richement illustré. Sous la direction de la commissaire de l’exposition et conservatrice associée au MBAC, Sonia Couturier, qui en signe également l’introduction.  Avant-propos du directeur du MBAC, Marc Mayer et préface de Pierre Rosenberg. Victor Carlson, Alvin L. Clark, Jr.,
Sonia Del Re, Marie-Anne Dupuy-Vachey, Marc-Henri Jordan, Françoise Joulie, Catherine Loisel, W. McAllister Johnson, Jean-François Méjanès, Olivier Michel, Michael Pantazzi et Patrick Ramade ont également contribué aux nombreuses notices de l’ouvrage. Produit par SilvanaEditoriale en collaboration avec le MBAC et le MBA de Caen, il est en vente à la Librairie du MBAC et en ligne à www.AchatsMBAC.ca au prix de 49,99 $.

Droits d’entrée
Les billets sont en vente dès maintenant au prix de 15 $ pour les adultes, 12 $ pour les aînés et les étudiants à temps plein, 7 $ pour les jeunes de 12 à 19 ans et 30 $ pour les familles (deux adultes et trois enfants). Comprend le droit d’entrée à la collection du Musée. L’entrée est gratuite pour les enfants de 12 ans et moins et les Membres du Musée. Entrée libre pour la collection les jeudis soirs de 17 h à 20 h.

Heures d’ouverture
Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 17 h et le jeudi jusqu’à 20 h. Fermé les lundis. Ouvert le jour du Souvenir à compter de midi, ainsi que  les lundis 19 décembre, 26 décembre et 2 janvier. Fermé le jour de Noël et le jour de l'An.

À propos du Musée des beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde, notamment l’imposante collection du Musée canadien de la photographie contemporaine.  En outre, il réunit la plus prestigieuse collection d’art européen du XIVe au XXIe siècle au Canada, d’importantes œuvres d’art américain, asiatique et indigène, ainsi qu’une collection mondialement réputée d’estampes, de dessins et de photographies.  Fondé en 1880, le Musée des beaux-arts du Canada joue un rôle clé sur la scène culturelle canadienne depuis plus d’un siècle. L’une des ses principales missions consiste à accroître l’accès à l’excellence en matière d’œuvres d’art pour tous les Canadiens. Pour ce faire, il propose le plus important programme d’expositions d'art itinérantes au monde.  Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous au www.beaux-arts.ca.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Josée-Britanie Mallet
Agente principale
Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835
bmallet@beaux-arts.ca

Naomi Grattan
Agente principale
Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-991-0646
ngrattan@beaux-arts.ca