Imprimer cette page Partager cette page

L’artiste Shary Boyle représentera le Canada à la 55e exposition internationale d’art − La Biennale di Venezia

Ottawa - 22 juin, 2012

L’artiste Shary Boyle de Toronto a été choisie pour représenter le Canada à la prestigieuse 55e exposition internationale d’art de la Biennale de Venise 2013. Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada, a fait cette annonce surprise ce soir au Musée d’art contemporain canadien (MACC) à Toronto.

M. Mayer parlait au nom du Musée des beaux-arts du Canada et du Conseil des arts du Canada qui œuvreront de nouveau en partenariat pour organiser la représentation canadienne à la Biennale de Venise 2013. Seule exposition internationale d’arts visuels à compter le Canada parmi ses participants officiels, la Biennale est l’une des plus prestigieuses manifestations d’art contemporain au monde et elle accueillera des représentants de plus de 80 pays. Érigé au cœur du site historique de l’exposition, le pavillon du Canada présente sur la scène internationale, depuis plus de 60 ans, l’oeuvre d'artistes canadiens parmi les plus accomplis.

L’artiste a été choisie plus tôt ce mois-ci par un comité de sélection national sous la responsabilité organisationnelle du Musée des beaux-arts du Canada. Les membres du comité sont : Gaëtane Verna, directrice du Power Plant, à Toronto; Timothy Long, conservateur en chef de la MacKenzie Art Gallery, à Regina; Sarah Fillmore, conservatrice en chef de l’Art Gallery of Nova Scotia, à Halifax; Josée Drouin-Brisebois et Marc Mayer du Musée des beaux-arts du Canada.

Josée Drouin-Brisebois, conservatrice de l’art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada, sera la commissaire du projet canadien et elle travaillera en étroite collaboration avec l’artiste.

Shary Boyle est connue pour ses explorations audacieuses et fantastiques de mondes imaginaires qui mettent en scène une palette de personnages marginaux. En donnant la parole à ces êtres mis à l’écart, elle révèle leurs états émotionnels – douleur, souffrance et colère – avec une grâce provocatrice. S’appuyant sur des méthodes de fabrication à la main extrêmement raffinées et sur un sens du détail, sa pratique multidisciplinaire puise dans l’histoire de figurines de porcelaine, dans les mythologies animistes et dans les techniques des arcanistes pour créer un langage symbolique qui lui est propre.

Sensible aux injustices entre les classes sociales et les sexes, Boyle transgresse les frontières traditionnelles entre être humain et animal; objet animé et inanimé, vie et mort, jeunesse et vieillesse, homme et femme. Évoluant entre matérialité et immatérialité, l’artiste sonde l’âme et s’attache à ce qui est intemporel, essentiel. Dans des médiums aussi divers que la sculpture et la projection, elle exprime une vision personnelle de la sexualité, des relations et de la vulnérabilité humaine à travers un regard poétique empreint de compassion. 

Selon le directeur général du Musée des beaux-arts du Canada Marc Mayer : « Shary Boyle est l’une des artistes à mi-carrière les plus novatrices du Canada. Sa démarche artistique conjugue une diversité de supports, dont les métiers d’art, le dessin et la performance expérimentale, souvent présentée en collaboration avec des musiciens établis. Habile façonneuse d’objets, elle marie une grande finesse d’exécution avec une touche poétique séduisante et une sensibilité résolument contemporaine pour créer un univers aux résonances troublantes. »

La représentation canadienne officielle à la 55e exposition artistique internationale de la Biennale est rendue possible grâce au généreux soutien financier du Conseil des arts du Canada, un ardent défenseur et partenaire de longue date de la participation du Canada à Venise, ainsi qu’à l’appui de philanthropes privés du Canada et de l’étranger.

À propos de l’artiste
Née en 1972 à Scarborough, en Ontario, Shary Boyle a obtenu son diplôme à l'École d'art et de design de l'Ontario en 1994. Elle a été l’objet d’expositions individuelles au Canada, aux États-Unis et en Europe, dont les plus récentes sont La chair et le sang, tenue à l’UQAM, à Montréal (Québec), ainsi qu’au Musée des beaux-arts de l’Ontario et à la Contemporary Art Gallery de Vancouver (2011); Canadian Artist à la BMO Project Room, à Toronto (2012); The Illuminations Project avec Emily Duke à l’Institute of Contemporary Art, à Philadelphie (2011); Moon Hunter au festival Fumetto, à Lucerne, en Suisse (2009) et The History of Light à la Southern Alberta Art Gallery, à Lethbridge (2008). Boyle a aussi participé à L’Espace des métamorphoses, à la Biennale internationale de Vallauris, en France (2012); à l’exposition Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme organisée conjointement avec le Nouveau Festival, au Centre Pompidou, à Paris (2009); à Noise Ghost (Shary Boyle et Shuvinai Ashoona), à la Justina M. Barnicke Gallery, Hart House, Université de Toronto (2009); et à My Winnipeg, à La Maison Rouge, Fondation Antoine de Galbert, à Paris (2011) qui s’est aussi rendue au Musée international des arts modestes, à Sète, en France et à Plug In ICA, à Winnipeg (2012). Shary Boyle s’est produite à l’Olympia de Paris (2005), au Festival Sónar, à Barcelone (2005), au Hammer Museum, à Los Angeles (2006, 2008), à la Brooklyn Academy of Music (2008), à La Maison Rouge, à Paris (2011) et elle a présenté une nouvelle œuvre théâtrale, Everything under The Moon, avec sa collaboratrice musicale Christine Fellows à l’Enwave Theatre, au Harbourfront Centre de Toronto, en février 2012. Finaliste du prix Sobey (2007, 2009), Shary Boyle a reçu le Prix Gershon-Iskowitz en 2009 et le Prix de la Fondation Hnatyshyn en 2010.

À propos de la commissaire
Josée Drouin-Brisebois est la conservatrice de l’art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada. Elle était la commissaire de la participation canadienne à la Biennale de Venise 2011, Steven Shearer : Exhume to Consume. Elle a également signé de nombreuses expositions d’envergure dont Arnaud Maggs. Identification (2012); C’est ce que c’est. Acquisitions récentes d’art actuel canadien (2010-2011); Nomades (2009); Flagrant délit. La performance du spectateur (2008); Dé-con-structions (2007) et Christopher Pratt (2005). Elle a aussi co-organisé Trompé par la nature. Résonances du Baroque dans l’art contemporain avec Catherine Crowston et Jonathan Shaughnessy, à l’Art Gallery of Alberta (2012); Spectral Landscape (2012) et The Shape of Things (2012) avec David Liss, au Musée d’art contemporain canadien (MOCCA).

À propos du Musée des beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde.  En outre, il réunit la plus prestigieuse collection d’art européen du XIVe au XXIe siècle au Canada, d’importantes œuvres d’art américain, asiatique et indigène, ainsi qu’une collection mondialement réputée d’estampes, de dessins et de photographies.  Fondé en 1880, le Musée des beaux-arts du Canada joue un rôle clé sur la scène culturelle canadienne depuis plus d’un siècle. L’une de ses principales missions consiste à accroître l’accès à l’excellence en matière d’œuvres d’art pour tous les Canadiens. Pour ce faire, il propose le plus important programme d’expositions d'art itinérantes au monde.  Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous au www.beaux-arts.ca.

— 30 —

À l’intention des médias seulement : Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Josée-Britanie Mallet
Agente principale
Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835
bmallet@beaux-arts.ca