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Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques 2014 - Une magnifique sélection d’œuvres des lauréats en vedette au Musée des beaux-arts du Canada

Ottawa - 26 mars, 2014

Une magnifique sélection d’œuvres des lauréats du prestigieux Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques 2014 sera à l’affiche au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) à compter de ce vendredi 28 mars, et ce, jusqu’au 6 juillet prochain. L’exposition est organisée par le MBAC en collaboration avec le Conseil des arts du Canada et Son Excellence David Johnston, gouverneur général du Canada.

Pour cette exposition, l’adjointe à la conservation en art contemporain du MBAC, Rhiannon Vogl, a choisi des œuvres provenant de la collection nationale en plus de celles prêtées par les lauréats. Ainsi, des œuvres du sculpteur Kim Adams, de la tisserande-diariste Sandra Brownlee, lauréate du Prix Saidye-Bronfman, de l’artiste multidisciplinaire en arts visuels Max Dean, de l’artiste de la performance et de l’installation Raymond Gervais, de la photographe et artiste en arts visuels Angela Grauerholz, de l’artiste en arts médiatiques media et  photographe Jayce Salloum et de la peintre Carol Wainioy seront mises en valeur. La contribution exceptionnelle du conservateur Brydon Smith, qui a, notamment, été l’une des figures de proue du Musée des beaux-arts du Canada, y sera également soulignée.

« Nous sommes heureux d’exposer quelques-unes des œuvres de ces personnalités exceptionnelles dont le talent et la contribution à la culture canadienne viennent d’être consacrés par le Prix décerné par le gouverneur général du Canada et le Conseil des arts du Canada », a souligné le directeur général du MBAC, Marc Mayer.

Les Prix, financés et administrés par le Conseil des arts du Canada, ont été remis pour la
15e année le 4 mars dernier lors d’une conférence de presse à Toronto. Ils reconnaissent la carrière exceptionnelle d’artistes canadiens des arts visuels et des arts médiatiques, ainsi qu’une contribution remarquable sous forme de bénévolat, de philanthropie, de participation aux travaux de conseils d’administration, d’activités de rayonnement communautaire ou d’activités professionnelles.

Faits saillants de l’exposition

Kim Adams (né àEdmonton, Alberta, 1951) Kim Adams est un artiste de l’assemblage et de la bricole. Il collectionne, défait, puis remonte des produits commerciaux actuels pour créer des structures fantasques et hybrides de différentes dimensions, qui proposent de nouvelles façons de se déplacer, d’habiter, de travailler ou de se divertir. Ses œuvres, qui portent une réflexion sur la consommation, l’architecture et l’adaptation à la société moderne, ont été présentées dans quantité de lieux pour le moins inusités, de la rue passante au lac gelé. Deux œuvres récentes, Wagon-atelier A et B et Citroën Citroën, montrent bien la propension de l’artiste à « détruire » des modèles réduits et des pièces de jeux afin de les recombiner en univers miniatures complètement déjantés. Leurre vairon – une cellule à grains reconvertie en abri sur patins – montre son intérêt pour le véhicule et l’habitation, ici drôlement assemblés en une seule unité.

Sandra Brownlee (née à Fredericton, Nouveau-Brunswick, 1948) Sandra Brownlee considère ses tissages comme une forme d’écriture, comme des jets de conscience linéaires qui lui permettent d’exprimer des émotions et de rendre compte d’expériences de manière tactile. Dès son jeune âge, elle privilégie le sens du toucher comme mode de communication et dès les années 1980, elle s’attache à la forme tissée en créant des œuvres en noir et blanc d’une grande qualité graphique, proches de l’écriture cunéiforme et des hiéroglyphes. Au métier à tisser, elle utilise une technique particulière qui lui permet de laisser les images apparaître une ligne à la fois dans la trame du tissu plutôt que d’aborder le travail avec un patron en tête. Les œuvres qui en résultent sont, tout comme ses Tissages de mémoire, à la fois délicates, évolutives et évocatrices.

Max Dean (né àLeeds, Angleterre, 1949) L’œuvre de Max Dean bouscule les conventions muséales et aborde des questions telles que les conséquences de nos choix, la confiance et le risque. Ses performances, ses installations et ses sculptures robotiques explorent la relation entre le corps de l’artiste (ou celui du spectateur) et l’objet sculptural, plusieurs de ses œuvres devant être activées ou complétées par l’interaction d’un tiers. Dean s’intéresse aux communications entre humains qui résultent de ces relations. Jusqu’ici en latence marque un tournant majeur dans sa démarche, caractérisé par le recours à des substituts mécaniques ou électroniques – robots, photographies et projections vidéo – comme agents de communication. Dans sa récente série Objets d’attente, il utilise la photographie pour s’exprimer sur sa relation avec des objets signifiants provenant de sa maison ou de son atelier; certains sont associés à son enfance, d’autres au début de sa carrière.

Raymond Gervais (né à Montréal, Québec, 1946) La pratique artistique de Raymond Gervais allie l’installation, la performance, l’écriture et l’art conceptuel. Ses œuvres vont des réflexions sur le temps aux explorations du langage, en passant par des expériences sonores. À ses débuts, il utilise la musique ou des enregistrements audio comme point de départ, puis sa pratique évolue et il délaisse l’intégration d’éléments sonores pour exploiter de plus en plus le silence. Certains personnages historiques occupent une place importante dans son œuvre. Ici, il réunit deux de ses sources d’inspiration de longue date, le compositeur Claude Debussy (1862–1918) et l’écrivain Samuel Beckett (1906–1989), dans un dialogue à travers des partitions. Les deux artistes sont mis en scène à la fin du processus créatif, alors qu’ils contemplent le résultat du geste artistique.

Angela Grauerholz (née àHambourg, République fédérale d’Allemagne, 1952) Angela Grauerholz explore le processus photographique dans sa relation avec le temps et la mémoire, les archives et les collections, la représentation et l’imaginaire collectif. Qu’il s’agisse d’épreuves en noir et blanc au caractère onirique, de compositions vivantes en couleurs ou d’images iconiques indépendantes, ses œuvres font du sens à partir de leur forme, du contexte de leur production et de leur présentation. Rose et Bleu capte un moment singulier et intime dans un espace spectaculaire, tout en questionnant le genre du portrait, ainsi que les conventions culturelles qui guident notre lecture d’une photographie. Les portraits de la série Privations, qui magnifient la preuve matérielle de la perte par les vestiges de livres brûlés, symbolisent également la privation pour un individu, ou l’ensemble d’une culture, de son histoire, de ses connaissances ou de son identité.

Jayce Salloum (né àKelowna, Colombie-Britannique, 1958) Une bonne partie de la pratique nomade de Jayce Salloum met en scène le Liban et le Moyen-Orient. Chevauchant les frontières entre le personnel, le quotidien, le local et l’international, son œuvre documente souvent ses déplacements en relatant et en questionnant l’histoire contemporaine des régions parcourues.  Le coeur sans amour / douleur /générosité n’est pas un cœur (fragments) est né d’un voyage à Bamiyan, en Afghanistan, en compagnie de l’artiste afghan hazara Khadim Ali, en avril 2008. Leur objectif était d’observer les conditions et les contradictions de la région et la situation du peuple hazara, une minorité musulmane chiite persécutée dans un pays à domination sunnite. Organisée par thèmes, cette installation se compose d’éléments d’une œuvre plus imposante et témoigne du quotidien durant les récents conflits. L’œuvre tente de saisir, de comprendre et même de réconcilier la beauté et le traumatisme de cette région en évoquant le climat en Afghanistan au-delà de la ligne de front.

Brydon E. Smith (né à Hamilton, Ontario, 1938) À titre de conservateur du Musée des beaux-arts de l’Ontario, puis du Musée des beaux-arts du Canada, Brydon E. Smith a joué un rôle clé dans la promotion d’influents artistes d’avant-garde auprès du public canadien. Conservateur de l’art contemporain et moderne à partir de 1967 au Musée des beaux-arts du Canada, il organise des expositions marquantes et fait l’acquisition pour le Musée de près d’une centaine d’œuvres d’artistes tels que Donald Judd, Jackson Pollock, Agnes Martin, Piet Mondrian, Mark Rothko et – le plus controversé – Barnett Newman. En tant que conservateur en chef et directeur adjoint (1979–1994), Smith a joué un rôle déterminant dans le projet de réalisation de l’immeuble actuel du Musée des beaux-arts sur la promenade Sussex, et c’est sous sa direction qu’a été effectué le nouvel accrochage de la collection. Au moment de sa retraite en 1999, il était conservateur de l’art moderne au Musée.

Carol Wainio (née à Sarnia, Ontario, 1955) Carol Wainio intègre de nombreuses références à ses peintures : manuscrits enluminés, images de contes pour enfants, photographies d’archives ou contemporaines et publicités d’époque. Dans ses tableaux oniriques aux tons sobres, des animaux surréels et des figures historiques symbolisent la transformation, la chosification et le désir, qui établissent des parallèles entre le passé et le présent. Dans ses premières œuvres, Wainio employait le livre comme un mécanisme de composition en le montrant à différentes étapes d’assemblage ou de désintégration, exprimant ainsi une métaphore des premières expériences et de l’élaboration des connaissances. Aussi, par la mise en scène de personnages récurrents tels Le Chat botté, elle illustrait l’ascension sociale par la consommation. Dans ses œuvres plus récentes, elle situe dans des décors industriels ambigus des oiseaux hybrides qui annoncent un avenir incertain, marqué par la mondialisation, les changements climatiques et la perte de l’expérience humaine collective.

Soirée d’ouverture

Le jeudi 27 mars à 17 h, le public est convié à la soirée d’ouverture de l’exposition, au cours de laquelle un hommage sera rendu aux lauréats. Des allocutions seront prononcées par le directeur du MBAC, Marc Mayer, et Joanne Larocque-Poirier, Chef, Prix et dotations au Conseil des arts du Canada. Les lauréats seront présents. Dans le Café des beaux-arts du Musée. Entrée libre de 17 h à 20 h, y compris à l’exposition.

Magazine MBAC

Le magazine en ligne du Musée des beaux-arts du Canada, magazinembac.ca, offre une mine de renseignements mise à jour fréquemment sur le monde de l’art canadien et les événements en cours au MBAC. Des correspondants de partout au pays créent un contenu exclusif, fascinant, traitant de l’art, historique comme contemporain, au Canada. On y trouve, entre autres des entrevues exclusives avec des artistes. Ce mois-ci, lisez l’article Les arts visuels à l’honneur au Canada.

Heures d’ouverture

Le MBAC est ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 17 h et le jeudi jusqu’à 20 h. Fermé les lundis.

Branchez-vous

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Droits d’entrée

L’entrée à l’exposition des Prix du Gouverneur général en arts médiatiques et en arts visuels 2014 est comprise  dans les droits d’entrée à la Collection du Musée : 12 $ pour les adultes, 10 $ pour les aînés et les étudiants, 6 $ pour les jeunes de 12 à 19 ans, 24 $ pour les familles (2 adultes, 3 enfants).  Entrée libre en tout temps pour les Membres du Musée et les moins de 12 ans. Entrée libre les jeudis de 17 h à 20 h. Pour de plus amples renseignements, composer le 613.998.8888 ou le 1.888.541.8888.

À propos du Musée des beaux-arts du Canada

Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde.  En outre, il réunit la plus prestigieuse collection d’art européen du XIVe au XXIe siècle au Canada, d’importantes œuvres d’art américain, asiatique et indigène, ainsi qu’une collection mondialement réputée d’estampes, de dessins et de photographies. Fondé en 1880, le Musée des beaux-arts du Canada joue un rôle clé sur la scène culturelle canadienne depuis plus d’un siècle. L’une de ses principales missions consiste à accroître l’accès à l’excellence en matière d’œuvres d’art pour tous les Canadiens. Pour ce faire, il propose un important programme d’expositions d'art itinérantes.  Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous à beaux-arts.ca.

À l’intention des médias seulement :

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Josée-Britanie Mallet

Agente principale

Relations publiques et médiatiques

Musée des beaux-arts du Canada

613-990-6835                          

bmallet@beaux-arts.ca

Dossiers de presse du Conseil des arts du Canada

Un dossier de presse électronique comprenant des entrevues vidéo, les déclarations de mise en candidature et une liste des activités ainsi que des images des artistes et de leurs œuvres est accessible à partir du site du Conseil des arts du Canada à : conseildesarts.ca.

Heather McAfee

Conseil des arts du Canada

613-566-4414, poste 4166 ou 613.222.8379

heather.mcafee@conseildesarts.ca

Pour obtenir interview avec les lauréats, veuillez communiquer avec :
The Hillbrooke Group

Daniel Daigneault: 819-790-9344

danield@vl.videotron.ca