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Testez vos perceptions : Faites l'expérience de 3 expositions spectaculaires à l'Espace Shawinigan

Ottawa - 31 mai, 2007

Deux volières géantes, un parc d’amusement intérieur et un « laboratoire du doute » comportant une Mercedes-Benz familiale pourvue de porte-voix, un labyrinthe aveuglant et une paroi de lumières qui clignotent à la même fréquence que le cerveau humain : voilà la trilogie à la fois ahurissante et envoûtante qui sera en vedette cet été à l’Espace Shawinigan (Shawinigan, Québec). Le Musée des beaux-arts du Canada y présente du 2 juin au 30 septembre Deux plus tout. 3 expos de Carsten Höller, première exposition solo au Canada de cet artiste de  renommée internationale.

D’origine belge, seul Carsten Höller, bien connu pour ses vastes projets multimédias et sculpturaux qui ne manquent jamais de transformer la façon dont les visiteurs interagissent avec l’art et leur milieu environnant, pouvait concevoir un trio aussi flamboyant d’expositions. Deux plus tout, expression débridée de sa créativité, fera vivre une expérience artistique contemporaine inoubliable aux visiteurs de l’Espace Shawinigan.

« Le Musée des beaux-arts du Canada est depuis plusieurs années une plaque tournante de l’innovation, présentant les oeuvres de certains des artistes contemporains les plus avant-gardistes du monde. Nous nous estimons choyés de pouvoir confier cette ressource exceptionnelle qu’est l’Espace Shawinigan à un artiste du calibre de Carsten Höller, dont le talent créatif et la vision sont considérables. Nous nous réjouissons de révéler au public les résultats remarquables de cette expérience », soutient Pierre Théberge, directeur du Musée.

Titulaire d’un doctorat en sciences agricoles spécialisé en interaction des plantes et des insectes, Carsten Höller le scientifique a laissé place au début des années 1990 à Carsten Höller l’artiste. Il a depuis réalisé des expériences concluantes à l’aide d’une multitude de médias et de formes d’art, réinventant tout et rien, depuis des bâtiments, des voitures et des tests psychologiques jusqu’aux facettes les plus ludiques de l’activité humaine.

Dans Deux plus tout, Höller, amateur d’oiseaux chanteurs dont la résidence de Stockholm, en Suède, comporte plusieurs volières intégrées, amène l’univers extérieur à l’intérieur et met en scène diverses situations qui perturbent, autant les unes que les autres, notre sens de l’espace et du moi.

La première des trois expositions, le tout nouveau Le problème belge, transforme une galerie en deux volières symétriques géantes. Le contexte de ce projet majeur émane du caractère industriel de l’Espace Shawinigan ainsi que de son environnement naturel, et est aussi inspiré par l’histoire de l’arrivée des étourneaux sansonnets en Amérique du Nord en 1890. Eugene Schieffelin, un riche manufacturier de médicaments, a libéré environ 80 de ces étourneaux dans le Central Park à New York dans le but d’emmener tous les oiseaux décrits par Shakespeare sur ce continent. Le geste romantique de Schieffelin a marqué les débuts d’une migration inattendue d’oiseaux, tellement grande que les étourneaux sont maintenant davantage considérés sous l’angle parasitaire plutôt qu’à titre d’oiseaux chanteurs pourvus d’un vocabulaire très complexe. Le problème belge est une combinaison de sons acoustiques et d’élément naturels, ce qui crée une présentation sans précédent qui permettra sûrement aux visiteurs de redécouvrir l’aire de la première galerie de l’Espace Shawinigan, ainsi qu’eux-mêmes, d’une toute nouvelle façon.

La deuxième exposition, Histoires du laboratoire du doute, se compose d’une série d’installations « doubles » inspirées de l’architecture presque symétrique des deux premières salles d’expositions de l’Espace Shawinigan. Depuis 1999, le travail de Carsten Höller questionne radicalement les bases rationnelles de notre perception, de notre savoir, et de notre identité. On peut voir dans cette deuxième exposition l’oeuvre qui a amorcé cette interrogation : Le laboratoire du doute (1999), où une Mercedes-Benz blanche équipée de deux porte-voix sur son toit a pour but de propager le doute sans le convertir en images. Plusieurs des « machines de confusion » de Höller sont aussi présentées : ces grandes installations qui visent à amplifier l’état de conscience des visiteurs en se synchronisant avec eux d’une façon saisissante. Vos sens seront encore éblouis par le Mur de lumière et la lueur soudaine de ses milliers d’ampoules de 25 watts qui coïncident avec l’activité cérébrale, ou bien par le Corridor de Shawinigan avec ses deux couloirs qui deviennent tout noir pour forcer les visiteurs à utiliser leurs sens autres que la vue. Ce circuit d’installations prend le contrôle des centres de perception cérébraux pour empêcher momentanément de distinguer le corps de l’esprit : il en résulte une expérience physiologique profonde.

Finalement, Parc d’amusement est axé sur une série de manèges préfabriqués, mais modifiés. Gravitron, Twister, autos tamponneuses, billes en suspension et Baja – tous ont été réinventés pour tromper nos attentes de la vitesse, sensation, sons et lumière qui feraient parti d’un carnaval ou d’une foire.

« Le mouvement à peine perceptible des manèges de Parc d’amusement oblige le visiteur à composer avec le décalage senti entre cognition, perception et expérience », explique Jonathan Shaughnessy. Pris globalement, ce trio d’expositions propose trois perspectives bien précises sur le doute grâce à un voyage troublant et triangulaire qui invite le visiteur à remettre entièrement en question son concept du moi.

Organisée par le Musée des beaux-arts du Canada et présentée par la Cité de l’énergie, l’exposition s’accompagne d’un catalogue bilingue et d’un audioguide Bell en français et en anglais.

Parc d’amusement a été exposé pour la première fois en 2006 au Massachussetts Museum of Contemporary Art, et Le laboratoire du doute, en 1999 à Anvers, en Belgique.

L’Espace Shawinigan fait partie du complexe de la Cité de l’énergie et est un lieu d’exposition géré par le Musée des beaux-arts du Canada.

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