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Mark Lewis Films 1995-2000 à l'affiche du 20 octobre 2000 au 4 février 2001

Ottawa, Canada - 30 octobre, 2000

COMMUNIQUÉ

"Mark Lewis Films 1995-2000 on view from 20 October 2000 to 4 February 2001"

« Le film est une vieille invention, de dire le Canadien Mark Lewis, un peu poussiéreuse et les artistes en examinent les restes, en re-pensent l'histoire. » Fasciné par le cinéma, son phénomène social et son pouvoir de séduction, Mark Lewis entreprend son expérimentation filmique vers le milieu des années 1990. L'artiste fonde la plus grande partie de son travail sur l'idée que le cinéma est sur le déclin comme mode d'expression artistique de masse. Mark Lewis Films 1995-2000, une exposition comprenant des installations et des projections cinématographiques, est organisée par le Musée des beaux-arts du Canada où elle sera à l'affiche du 21 octobre 2000 au 4février 2001. L'entrée est libre.
Les médias sont invités à assister à la conférence publique pré-inaugurale, RENCONTRE AVEC L'ARTISTE, le vendredi 20 octobre à 12 h 15 à l'Auditorium. Les personnes qui souhaitent prendre part à l'avant-première de l'exposition pour les médias, après la causerie de l'artiste, doivent s'inscrire à la table réservée aux médias à l'avant de l'Auditorium. Mark Lewis et Janice Seline, la conservatrice des arts médiatiques, commenteront la visite des salles d'art contemporain.

Les productions de Mark Lewis s'apparentent davantage au monde du cinéma indépendant qu'aux projets d'art vidéo plus sommaires. Il fait appel au cinémascope, tourne en 35 mm, s'associe à des équipes professionnelles et des acteurs, et utilise beaucoup d'éclairage, des grues et des décors. Une fois tournés, Lewis projette ses films sur de grands écrans ou les transfert sur vidéodisque pour les diffuser par des projecteurs vidéo de haute qualité. À l'occasion de Mark Lewis Films 1995-2000, le Musée présentera quatre de ces projections vidéo dans ses salles d'art contemporain de l'étage supérieur.

Mark Lewis a le même nom que le personnage principal de Peeping Tom, ce classique du cinéma de suspense réalisé en 1959 par Michael Powell. En tant que l'un des tueurs les plus célèbres du cinéma, Mark Lewis, le personnage, est un cinéaste entre les mains duquel une caméra devient à la fois agent et instrument de mort. Dans Peeping Tom (2000), Mark Lewis, l'artiste, refait les séquences du film de Powell sur les lieux de tournage originaux à Londres. Lewis s'accorde une liberté inhabituelle puisque le personnage principal du film, qui semble toujours le point d'être prêt dans le classique de 1959, n'apparaît vraiment jamais.

The Pitch (1998) est une œuvre qui porte sur le figurant, un rôle souvent oublié dans le générique d'un film. Centrale (1999) évoque le tournage stationnaire des actualités inauguré par Cecil Hepworth et d'autres cinéastes expérimentaux des premiers temps du cinéma. L'œuvre s'attarde à une scène de rue observée par une fenêtre. Smithfield (2000) fait la fête au mouvement de la caméra, saluant avec un plaisir presque enfantin les œuvres des frères Lumière et des débuts du cinéma.

Projections cinématographiques à l'Auditorium
Le dimanche 22 octobre et le jeudi 28 décembre à 15 h Two Impossible Films de Mark Lewis (1995-1997, 28 min). Entrée gratuite. Quand baisse la lumière et que débute le film, tout est possible. Mark Lewis s'y trouve aussi, calé dans le fauteuil voisin du vôtre. Two Impossible Films, son premier film, exploite l'excitation grandissante qui accompagne le défilement des plans d'ouverture, le titre et le générique. Le film est basé sur deux projets jamais réalisés. L'un concerne le désir de Sergei Eisenstein de faire, après 1924, une version long métrage du Capital de Karl Marx. L'autre rappelle l'idée de Samuel Goldwyn de produire « la plus grande histoire d'amour du plus grand docteur de l'amour au monde », une tentative dans les année 1920 de faire écrire un scénario de film d'amour par Sigmund Freud.

Catalogue
Pour accompagner l'exposition, la société londonnienne Film and Video Umbrella a publié un catalogue bilingue en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada et l'Institute of Visual Arts (inova) de l'Université du Wisconsin. Le catalogue comprend deux essais de Charles Esche, chargé de recherche à l'Edinburgh College of Art et rédacteur en chef de la revue d'art Afterall; Steven Bode, directeur de la Film and Video Umbrella de Londres; Catherine Pavlovic, conservatrice au Musée d'art moderne et contemporain de Genève; et Lizzie Francke, directrice du Festival international du film d'Édimbourg et auteure de Script Girls: Women Screenwriters in Hollywood (1994). Il propose aussi un entretien avec l'artiste dirigé par Jérôme Sans, directeur du Palais de Tokyo et conservateur adjoint à l'Institute of Visual Arts de Milwaukee (Wisconsin, États-Unis). On se procure le catalogue à la Librairie au coût de 29,95 $.

Heures d'ouverture
Le Musée des beaux-arts du Canada est ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h et le jeudi jusqu'à 20 h. Le Musée est fermé les lundis et mardis.
 
 
 
 
Louise Soucy
Chef, Marketing et communications
tél. (613) 990-3142
lsoucy@beaux-arts.ca