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Regards d’acier. Portraits par des artistes autochtones

Ottawa - 30 octobre, 2008

Une exposition qui explore l’identité picturale du point de vue autochtone
Présentée par le Musée canadien de la photographie contemporaine au Musée des beaux-arts du Canada du 31 octobre 2008 au 22 mars 2009

Des œuvres profondément symboliques réalisées par certains des artistes autochtones les plus renommés au Canada lancent un message évocateur sur l’évolution de l’autodétermination chez les Premières nations du Canada. Ces œuvres seront présentées par le Musée canadien de la photographie contemporaine (MCPC) au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), du 31 octobre 2008 au 22 mars 2009, dans une exposition intitulée Regards d’acier. Portraits par des artistes autochtones.

Cette exposition profondément introspective mettra en valeur l’importante collection d’œuvres d’artistes autochtones que possède le MCPC ainsi que des œuvres tirées de collections privées choisies et de la collection du MBAC. Elle réunit des portraits  photographiques et des installations vidéo réalisées par 12 artistes : KC Adams, Carl Beam, Dana Claxton, Thirza Cuthand, Rosalie Favell, Kent Monkman, David Neel, Shelley Niro, Arthur Renwick, Greg Staats, Jeff Thomas et Bear Witness.

« C’est la première fois que le MCPC et le MBAC unissent leurs efforts pour présenter une exposition sur l’art du portrait chez les artistes autochtones contemporains », a indiqué la directrice du MCPC, Martha Hanna. « Cette exposition rend hommage à de grands créateurs autochtones dont les œuvres offrent une nouvelle voix aux Premières nations. »

Regards d’acier explore la manière dont les artistes autochtones contemporains se sont servis du portrait pour s’exprimer, en dépit du problème que cette forme d’art a longtemps représenté pour leurs peuples. « Le portrait est une convention européenne qui exerce un contrôle sur le sujet », a expliqué Andrea Kunard, conservatrice associée du MCPC et co-commissaire de l’exposition. « Par le passé, les Autochtones ont souvent été réduits à l’état d’objets à des fins commerciales. Ils étaient représentés comme une race condamnée à l’extinction par la marche inexorable de la “civilisation”. Contrairement à ce que suggéraient ces représentations, les Autochtones n’ont ni disparu, ni été anéantis : ils ont survécu. »

Steven Loft, le tout premier conservateur en résidence de l’Art indigène au MBAC, également co-commissaire de l’exposition, a souligné que « ces artistes utilisent leurs appareils-photo comme moyen d’autodétermination culturelle. En reconstruisant le récit de leur propre race, ils ont reproduit la vaste pluralité des histoires, des cultures et des réalités contemporaines autochtones et créé leurs propres identités visuelles. »

Thèmes de l’exposition
L’exposition aborde un certain nombre de thèmes exploités dans l’œuvre d’artistes autochtones contemporains, à savoir :

Les artistes autochtones : créateurs d’une histoire visuelle
Ces artistes se réapproprient les images d’eux‑mêmes, de leur famille et de leur communauté et s’en servent comme moyen de transposer leurs préoccupations passées dans le présent. Ce faisant, ils remettent en question les stéréotypes, établissant une nouvelle histoire visuelle et annonçant une réalité changeante.

Maintenir les anciennes traditions
Pour contester les représentations négatives de la vie des Autochtones découlant de la colonisation et de l’assimilation, les artistes autochtones contemporains montrent leur identité comme étant un état complexe et changeant et non comme un état qui est essentiel, unique et « figé » dans le passé. Dans ces images, qui dépeignent leur existence actuelle, l’évocation de leurs traditions, de leur famille et de leur communauté apparaît comme une source de force et d’appartenance.

Appropriation, médias de masse et « jeux de rôle »
Bear Witness, Rosalie Favell et KC Adams recourent à des stratégies d’appropriation pour explorer l’influence exercée par l’histoire de l’art et les médias de masse sur l’identité. Dans ses œuvres, Bear Witness entremêle des images tirées de films populaires. Rosalie Favell puise les siennes dans l’histoire de l’art, et KC Adams fusionne des stéréotypes et des photographies de mode dans ses portraits de membres de la communauté autochtone. Assumer un rôle devant l’objectif constitue un autre moyen de traiter les questions identitaires. Dana Claxton, Shelley Niro, Rosalie Favell, Thirza Cuthand et Kent Monkman se servent de l’espace photographique comme d’un théâtre, se glissant dans divers déguisements pour illustrer les multiples facettes de l’existence contemporaine chez les Autochtones.

Les enjeux sociopolitiques
Kent Monkman, Rosalie Favell et Thirza Cuthand s’intéressent aux enjeux contemporains, sociaux et politiques qui touchent les communautés autochtones, dont la sexualité, l’hybridité et l’évolution de la dynamique sociopolitique.

Le portrait de face
David Neel et Arthur Renwick mettent l’accent sur le visage et sur son encadrement. Dans ses portraits, le premier privilégie des techniques de studio conventionnelles tandis que le second présente des portraits de face plus grands que nature, dont les sujets sont montrés comme des incarnations vivantes des traditions spirituelles et cosmologiques autochtones. Ces deux artistes présente un aperçu de l’identité autochtone que nous avons rarement l’occasion de voir dans notre société saturée de médias.

Conservateurs de l’exposition
Andrea Kunard s’est jointe au Musée canadien de la photographie contemporaine en 1998. Depuis, elle a présenté un certain nombre d’expositions majeures, dont Mouvance et mutation (2000), Susan McEachern. Multiplicité de sens (2004), Michael Semak (2005), La photographie peinte (2006), Involontaire, Jin-me Yoon (2006) et Cheryl Sourkes. Caméra publique (2007). Elle a donné des cours sur l’art canadien, l’histoire de la photographie et la théorie culturelle aux universités Carleton et Queen’s et a publié des articles sur la photographie historique et contemporaine dans diverses publications comme The Journal of Canadian Art History, l’International Journal of Canadian Studies, Early Popular Visual Culture, Muse, C Magazine et ETC Montréal.

Steven Loft, le tout premier conservateur en résidence de l’Art indigène du MBAC, a été nommé à ce poste en janvier 2008. Il possède une vaste expérience professionnelle dans le domaine de l’art indigène et a notamment été directeur de la galerie Urban Shaman, à Winnipeg, conservateur de l’art autochtone à la galerie d’art de Hamilton et directeur artistique de la Native Indian/Inuit Photographers’ Association. Au cours des 15 dernières années, il a présenté de nombreuses expositions importantes d’œuvres d’artistes autochtones et est l’auteur d’abondantes publications sur le sujet.

Activités éducatives
Conférences présentées dans le cadre de l’exposition Regards d’acier. Portraits par des artistes autochtones :

Le jeudi 19 février 2009 à 18 h
In the Line of Sight : Comment l’évolution des technologies photographiques affecte-t-elle la manière dont nous percevons les autres et dont nous nous percevons nous‑mêmes? Andrea Kunard, conservatrice adjointe du MCPC, explore l’histoire du portrait en photo, depuis les daguerréotypes jusqu’à Facebook. Cette activité a lieu à la salle de conférences, dans le cadre de l’exposition Regards d’acier. Portraits par des artistes autochtones.

Le jeudi 26 février 2009 à 18 h
Tenue à la salle de conférences, dans le cadre de l’exposition, la conférence Pictures of Indians est présentée par Steven Loft, conservateur en résidence de l’Art indigène. M. Loft explore l’histoire du portrait et la façon dont ce dernier a été utilisé pour codifier et stéréotyper les Autochtones et en donner une image fausse. Il aborde aussi la réappropriation de ces images par les artistes autochtones contemporains.

Rencontres avec les artistes
Le dimanche 1er mars à 14 h, l’artiste Rosalie Favell parlera de ses œuvres exposées dans Regards d’acier lors d’une visite de l’exposition commentée en anglais. Une période de questions bilingue suivra. A 15 h cette même journée, l’artiste Jeff Thomas fera de même. La visite s’effectuera également en anglais et sera suivie d’une période de questions dans les deux langues officielles.

Droits d’entrée et heures d’ouverture
Vous avez accès gratuitement à l’exposition Regards d’acier. Portraits par des artistes autochtones avec votre billet d’entrée pour la collection du Musée. Les billets sont en vente au prix de 9 $ pour les adultes, 7 $ pour les aînés et les étudiants à temps plein, 4 $ pour les jeunes de 12 à 19 ans et 18 $ pour les familles (deux adultes et trois enfants). L’entrée est libre pour les enfants de moins de 12 ans et les Amis du Musée. Pour vous procurer des billets, composez le 613‑998‑8888 ou le 1‑888‑541-8888, ou rendez-vous au www.achatsmbac.ca.

Le MBAC est fermé le lundi, mais est ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h, et le jeudi jusqu’à 20 h.

À propos du Musée canadien de la photographie contemporaine
C’est grâce à l’achat, à la cession et au don de photographies d’art et documentaires les plus remarquables d’artistes canadiens que la collection du MCPC compte aujourd’hui plus de 161 000 images (17 000 photographies, 144 000 négatifs et transparents). Par la diversité et l’étendue de sa collection, le MCPC est une institution unique au pays et fait partie des quelques musées nationaux du monde consacrés exclusivement à la photographie. Ce corpus d’œuvres offre une représentation panoramique et détaillée de l’histoire et de la culture canadiennes récentes et nous montre à la fois une image de nous‑mêmes et de la façon dont nous percevons le monde. La plupart des expositions organisées par le MCPC pour être présentées à Ottawa prennent ensuite l’affiche à divers endroits du Canada et de l’étranger grâce au programme En tournée du Musée des beaux-arts. Par ailleurs, les expositions empruntées par le MCPC visent à compléter ses propres productions et les fonds de ses collections. Le MCPC continue de faire l’acquisition d’œuvres de photographes qui vivent et travaillent actuellement au Canada.

Nota : En raison du programme continu de rénovation de ses installations, situées au 1 de la rue Rideau, le MCPC présente actuellement ses expositions au Musée des beaux-arts du Canada.

À propos du Musée des beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde. En outre, il réunit une prestigieuse collection d’œuvres d’art inuit, occidental et européen du 14e siècle au 21e siècle, ainsi que d’art américain et asiatique, et de dessins et de photographies. Fondé en 1880, le MBAC compte parmi les plus anciennes institutions culturelles du pays. Fidèle à son mandat de rendre l’art canadien accessible partout au pays, il organise l’un des plus importants programmes d’expositions itinérantes en Amérique du Nord. Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez vous au www.beaux-arts.ca.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Josée-Britanie Mallet
Agente principale des relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835

Claire Schofield
Gestionnaire, Communications et relations publiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-7081