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La sublime exposition sur le Bernin prend l’affiche au Musée des beaux-arts du Canada

Ottawa (Ontario) - 26 novembre, 2008

Bernini et la naissance du portrait sculpté de style baroque

Une exposition qui met en relief le caractère
dramatique et dynamique de l’ère baroque

Du 28 novembre 2008 au 8 mars 2009

Cet hiver, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) dévoile une histoire de génie, de mécénat, de pouvoir et de rivalité en présentant une exposition novatrice, qui sera à l’affiche du 28 novembre 2008 au 8 mars 2009. Bernini et la naissance du portrait sculpté de style baroque est la toute première exposition exhaustive de bustes réalisés par l’un des plus éminents sculpteurs de tous les temps, Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin. Ces œuvres, dont bon nombre n’ont jamais été admirées ailleurs qu’en Italie, seront exposées pour la première fois ensemble. 

Le MBAC est le seul établissement canadien à présenter cette exposition. Organisée en collaboration avec le Musée J. Paul Getty de Los Angeles, celle-ci comprendra certaines des peintures, des dessins et des sculptures de marbre, de bronze et de porphyre parmi les plus célèbres de Bernini, de même que des bustes réalisés par d’autres sculpteurs illustres ayant vécu à Rome au XVIIe siècle, tels que Francesco Mochi, François Duquesnoy, Giuliano Finelli et Alessandro Algardi, qui ont tous côtoyé le Bernin et qui méritent aussi d’être salués. Une visite à www.beaux-arts.ca/bernini, le site Web consacré à l’exposition, fournira des renseignements contextuels supplémentaires.

Le buste du pape Urbain VIII Barberini, qui fait partie de la collection du MBAC, formera le coeur de l’exposition, qui comprendra également des prêts importants provenant de collections privées du monde entier et de quelques‑uns des musées d’art les plus prestigieux d’Europe et d’Amérique du Nord.

« Grâce à la collaboration du Musée des beaux-arts et du J. Paul Getty Museum, ainsi qu’à la générosité extraordinaire de prêteurs des quatre coins du monde, nous pouvons offrir au public canadien et aux visiteurs étrangers qui viendront à Ottawa une exposition d’une qualité et d’une signification historique exceptionnelles », a déclaré le directeur du Musée des beaux-arts du Canada, Pierre Théberge. « Il s’agit d’un privilège inespéré. »

Le Bernin : un esprit génial
Le génie du Bernin tient à sa remarquable aptitude à créer des images aussi vraies que nature avec le matériau irréductible qu’est le marbre. Enfant prodige, Bernini attire très tôt dans sa carrière l’attention de plusieurs papes, qui lui accorderont leur appui. Maître dans l’art de reproduire l’apparence de surfaces et de textures diverses comme la soie, le coton, la dentelle et la fourrure, il confère à chacune de ses œuvres une facture unique. Par ses techniques novatrices, le Bernin donne vie à la pierre.

« Les sculptures du Bernin incarnent le caractère dramatique et dynamique de l’ère baroque », a souligné David Franklin, sous-directeur et conservateur en chef du MBAC. « Ses techniques novatrices ont révolutionné l’univers du portrait sculpté. Il a amalgamé la peinture et la sculpture, d’une part, et la sculpture et l’architecture, d’autre part, devenant ainsi l’un des artistes les plus influents et les plus polyvalents de son époque. »

Salué comme le « nouveau Michel‑Ange », le Bernin est, à l’instar du grand maître de la Renaissance, un sculpteur, un peintre et un architecte. Son nom est associé au baroque. Fasciné également par le théâtre, il écrit des pièces et des poèmes. Les portraits réunis dans cette exposition illustrent l’évolution artistique du Bernin et représentent aussi bien de puissants mécènes – papes, cardinaux, dirigeants et généraux – que des artistes, des poètes et des domestiques. Parmi eux figurent trois femmes : une mère, l’épouse d’un noble et la maîtresse du Bernin, Costanza Bonarelli, dont le portrait est vraisemblablement l’une des œuvres les plus célèbres présentées dans cette exposition. Ensemble, ces créations témoignent du pouvoir, du mouvement et du caractère théâtral typiques de cette époque. Elles révèlent également le rôle joué par l’Église catholique et l’extraordinaire mécénat exercé par elle dans le domaine artistique – surtout à des fins politiques et culturelles – et montrent comment le Bernin, grâce à ce soutien, a joui d’une influence et d’une renommée internationale considérables.

Thèmes et organisation de l’exposition
Sise dans un contexte particulier, à savoir, Rome à l’ère baroque, Bernini et la naissance du portrait sculpté de style baroque est organisée chronologiquement et s’articule autour de cinq thèmes :

Les débuts de la carrière du Bernin
Né à Naples, Gian Lorenzo Bernini est le fils de Pietro Bernini, peintre de métier qui deviendra plus tard un sculpteur accompli. Enfant prodige, il se fait connaître très tôt pour son aptitude à tailler la pierre et reçoit rapidement des commandes de mécènes influents. Cette section révèle l’extraordinaire talent dont le Bernin fait preuve dès la fin de la dizaine et au début de la vingtaine, période où il se consacre le plus activement à la sculpture de bustes. Ces portraits, qui constituent les fondements d’une carrière extraordinaire, feront de l’artiste l’un des sculpteurs les plus en demande sur le continent européen.

Les portraits dessinés du Bernin
Cette section, qui réunit des dessins datant des années 1620 aux années 1640, montre l’évolution du style berninien au cours de cette période. Si les premières œuvres de l’artiste sont précises, ses créations ultérieures témoignent d’une interprétation personnelle et d’une certaine liberté d’exécution. Contrairement à ses sculptures, qui dépeignent l’élite sociale, ses portraits dessinés illustrent le plus souvent des amis, des parents ou des connaissances. Ces sujets semblent conscients d’être observés et manifestent un engagement ou une réaction par rapport au processus de représentation.

La « ressemblance parlante » : Présence et spontanéité dans les portraits du Bernin
Commandés dans les années 1630 par le cardinal Scipion Borghèse et le pape Urbain VIII, des bustes remarquables exposés dans cette salle témoignent de la virtuosité technique du Bernin et de sa capacité à rendre non seulement l’apparence physique de ses sujets, mais aussi leur personnalité. Faisant écho aux tableaux réalisés à l’époque, ces œuvres marquent le début d’un changement décisif dans la démarche du Bernin en tant que portraitiste; ce dernier cherche désormais à atteindre la « ressemblance parlante ». Une réelle intimité se dégage de ces bustes, dont les sujets semblent en action. Instants furtifs saisis dans le temps, ils donnent l’impression d’être animés et évoquent la présence psychologique des sujets, invitant l’observateur à découvrir leur drame personnel et à y réagir.

Nouvelles sensibilités. Le Bernin et ses contemporains
Cette section de l’exposition porte sur les œuvres créées au cours des années 1630, période durant laquelle le  portrait sculpté subit une révolution et jouit d’un second souffle. Les bustes deviennent alors d’ambitieux projets et les artistes cherchent constamment de nouvelles manières de présenter leurs œuvres. Sont exposées dans cette salle des œuvres réalisées par des contemporains du Bernin, dont François Duquesnoy, Francesco Mochi, Giuliano Finelli et Alessandro Algardi. À cette époque, Rome est déjà un centre artistique florissant qui attire des artistes de partout en Italie et d’autres régions d’Europe. Ensemble, ces créateurs étudient le portrait « naturalistes ». Bien qu’ils soient profondément influencés par le Bernin, ils en deviennent néanmoins de farouches rivaux.

Le triomphe du Bernin. Un art pour Rome et les cours d’Europe
La dernière salle de l’exposition montre le Bernin à l’apogée de sa carrière. Ses sculptures servent alors à glorifier l’Église et la papauté, et ses bustes représentent l’ultime symbole du prestige. Figure dominante de la scène artistique romaine, il jouit d’une renommée qui s’étend à toute l’Europe et se rend même jusqu’en Amérique du Nord, et ses œuvres sont recherchées par la noblesse, aussi bien en France qu’en Angleterre. Soucieux de préserver la grandeur de Rome, les papes Urbain VIII et Alexandre VII gardent jalousement le talent du Bernin et sélectionnent soigneusement les commandes étrangères soumises au sculpteur.

Conservateurs de l’exposition
L’exposition a été montée sous la direction de Catherine Hess, conservatrice associée de la collection de sculptures et d’objets décoratifs du J. Paul Getty Museum; d’Andrea Bacchi, chercheuse et professeure à l’Université de Trente, en Italie; et de Jennifer Montagu, membre titulaire honoraire du Warburg Institute, à Londres. Le partenariat avec le J. Paul Getty Museum a été mené par le sous-directeur et conservateur en chef du Musée, Dr David Franklin. L’exposition a été inaugurée au J. Paul Getty Museum l’été dernier avant d’être présentée au MBAC, sous la direction de la conservatrice en chef par intérim et directrice du Rayonnement national et des Relations internationales, Mayo Graham, et du conservateur adjoint Dr Christopher Etheridge.

Catalogue
Un catalogue de 336 pages produit par le Musée des beaux-arts du Canada et le J. Paul Getty Museum accompagne l’exposition. Publié dans des éditions française et anglaise distinctes, le document comprend 155 planches en couleur et 144 illustrations en noir et blanc qui révèlent les innovations notables de Bernini et de ses contemporains ainsi que la richesse artistique de la période baroque. Publié sous la direction d’Andrea Bacci, de Catherine Hess et de Jennifer Montagu, le catalogue compte aussi des contributions d’Andrea Bacci, de Julian Brooks, d’Ann-Lise Demars, de David Franklin, de Jennifer Montagu, de Stephen F. Ostrow et de Jon L. Seydl. Offert avec couverture souple pour 44,95 $ et avec couverture rigide pour 70 $, cet ouvrage est en vente à la boutique du Musée des beaux-arts du Canada et en ligne au http://www.achatsmbac.ca/, la boutique virtuelle du MBAC.

Activités éducatives
Un programme d’activités éducatives se déroulera tout au long de l’exposition. Il comprendra une occasion de visiter l’exposition en compagnie du conservateur, des conférences, des films et une pièce écrite par le Bernin. Pour obtenir des renseignements additionnels, rendez‑vous au http://www.beaux-arts.ca/ ou composez le 1‑800‑990‑1985 ou le 1‑800‑990‑ARTS.

Droits d’entrée et heures d’ouverture du MBAC
Les billets pour l’exposition Bernini et la naissance du portrait sculpté de style baroque sont en vente dès maintenant au prix de 15 $ pour les adultes, 12 $ pour les aînés et les étudiants à temps plein, 7 $ pour les jeunes de 12 à 19 ans et 30 $ pour les familles (deux adultes et trois enfants). L’entrée est libre pour les enfants de 12 ans et moins et les Amis du Musée. Ce droit d’entrée inclut l’accès à la collection permanente du MBAC. Les billets sont disponibles par téléphone au 613‑998‑8888 ou au 1‑888‑541‑8888 et à http://www.achatsmbac.ca/.

Du 1er octobre 2008 au 30 avril 2009, le Musée est ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 17 h et le jeudi jusqu’à 20 h. Fermé le lundi 25 décembre et le 1er janvier.

À propos du Musée des beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde. En outre, il réunit une prestigieuse collection d’œuvres d’art indigène, occidental et européen du XIVe siècle au XXIe siècle, ainsi que d’art américain et asiatique, de dessins et de photographies. Fondé en 1880, le MBAC compte parmi les plus anciennes institutions culturelles du pays. Fidèle à son mandat de rendre l’art canadien accessible partout au pays, il organise l’un des plus importants programmes d’expositions itinérantes en Amérique du Nord. Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous au www.beaux-arts.ca.

À propos du J. Paul Getty Trust
Le J. Paul Getty Trust est un organisme international à vocation culturelle et philanthropique qui se consacre aux arts visuels et qui réunit le J. Paul Getty Museum, le Getty Research Institute, le Getty Conservation Institute et la Getty Foundation. La fiducie et les programmes servent divers publics à deux endroits : le Getty Center à Los Angeles et la Getty Villa, à Malibu.

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Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’exposition et planifier une interview avec David Franklin, sous-directeur et conservateur en chef du Musée des beaux-arts du Canada, ou avec la commissaire invitée, Catherine Hess, veuillez communiquer avec :

Josée-Britanie Mallet
Agente principale
Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835

Claire Schofield
Gestionnaire, Communications et relations publiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-7081