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La vraie vie. Ron Mueck et Guy Ben-Ner

Ottawa - 20 juin, 2008

Une exposition qui réunit deux artistes très différents, qui font du monde qui les entoure le sujet de leur travail.

À l’affiche à l’Espace Shawinigan, du 21 juin au 28 septembre 2008

À compter de demain, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) présente, à l’Espace Shawinigan, La vraie vie, une exposition qui met en vedette l’œuvre de deux figures importantes de l’art contemporain : le sculpteur de renommée internationale, Ron Mueck, et le vidéaste berlinois Guy Ben-Ner. Organisée par le MBAC et présentée par la Cité de l’énergie, l’exposition met en vedette six sculptures de Mueck et neuf œuvres de Ben-Ner, soit sept installations et vidéos et deux œuvres sur papier. En outre, une section importante de l’exposition montre les matériaux préparatoires de chaque artiste, y compris des croquis, des maquettes et des dessins de scénarimage

« La vraie vie fait suite à l’extraordinaire exposition de Ron Mueck, présentée au MBAC en 2007 et offre aux spectateurs canadiens la possibilité d’explorer plus en détail sa production », a indiqué le directeur du MBAC, Pierre Théberge. « En même temps, cette exposition permet de présenter les œuvres de Guy Ben-Ner qui, avec humour et sens critique, aborde les drames quotidiens de la vraie vie. »

Les remarquables sculptures hyper réalistes de Ron Mueck permettent au spectateur de revisiter le parcours de la vie, depuis la naissance jusqu’à la mort, alors que les vidéos « amateures » tendres et intimistes de Guy Ben-Ner s’attardent davantage au moment précis où la vie, et nos relations avec les autres, commencent. Mis ensemble, le travail de ces deux artistes crée dans La vraie vie un récit qui porte sur les contradictions, les défis et les possibilités créatrices de la condition humaine.

Selon le conservateur adjoint de l’art contemporain du MBAC, Jonathan Shaughessy, « La vraie vie réunit deux artistes très différents, qui s’intéressent à une démarche directe, participative, à même de combler la distance entre l’expérience et notre réflexion sur celle-ci. Ron Mueck et Guy Ben-Ner ne s’éloignent pas de la ‘’vraie vie’’ – tant par leur procédé artistique que par le contenu de leurs œuvres, puisqu’ils cherchent à estomper la frontière entre l’art et le quotidien. »

Mueck et Ben-Ner s’inspirent tous deux du monde qui les entoure dans leur travail, y compris leur famille. Ainsi, celle de Ben-Ner est présente dans toutes ses vidéos, alors que les parents et les proches de Mueck servent souvent de modèles pour ses sculptures.

La magie de Mueck
L’exactitude des sculptures hyperréalistes de Mueck est saisissante et ne laisse paraître aucune trace de la main de l’artiste, ce qui permet à chaque œuvre d’évoquer son registre psychologique – de la provocation à la stupéfaction à la tristesse – sans médiateur apparent. Les sculptures de l’artiste nous entraînent dans un voyage émotionnel de la naissance à la mort, mais constituent aussi une représentation explicite du problème existentiel de la condition humaine. L’aura qui émane de chaque sculpture est si puissante que l’objet semble exiger un dialogue avec le spectateur.

Cet échange commence par la représentation crue de la naissance que procure Une fille (2006), cet énorme nouveau-né provocateur, et se termine par la confrontation réduite, mais puissante, au vieillissement et à la mort dans Vieille femme au lit (2000). Entre les deux, deux œuvres sur le quotidien – du banal à l’essentiel – dont Mère et enfant (2001-2003), qui capte l’échange des regards, inquisiteurs, fatigués, entre deux êtres encore reliés, mais soudain étrangers l’un à l’autre, Au lit (2005), une illustration à grande échelle de la mélancolie, et la Femme assise (1999), beaucoup plus petite, qui semble réfléchir à une vie presque terminée.

Fusion de la vie et de l’art
Les « vidéos amateures » de Guy Ben-Ner, apparemment improvisées, sont soigneusement construites et réalisées souvent sur plus d’une année, en raison des nombreuses heures de montage et des restrictions du travail avec des enfants. Le père travaillant avec sa femme et ses enfants est le commun dénominateur esthétique des œuvres de Ben-Ner depuis ses débuts. Ses récits sont des intrigues bien déterminées sur des concepts humains archétypaux comme l’amour et le mariage, le nécessaire et le refuge, le désir et la responsabilité.

C’est dans les débuts du vaudeville que Ben-Ner trouve un modèle de sa dynamique familiale à l’écran, particulièrement dans la vie de Buster Keaton, que son père lançait d’un bout à l’autre de la scène. L’histoire de Keaton est l’une des inspirations du Garçon sauvage (2004), qui rend également hommage au film L’enfant sauvage de François Truffaut (1970). Dans la version de Ben-Ner, le fils de ce dernier, Amir, vit dans une grotte parmi des oiseaux, des lapins et d’autres animaux – dans la cuisine de son appartement à New York. L’artiste pose un piège à levier en carton, capture « le garçon sauvage » pour le « civiliser » et le nomme « Buster », qu’Amir incarne avec un enthousiasme communicatif.

Dans plusieurs de ses œuvres, Ben-Ner privilégie la construction manuelle. Dans Je te le donnerais si je le pouvais, mais je l’ai emprunté (2006-2007), il fabrique avec sa fille Elia et son garçon Amir un vélo à partir de ready-mades comme Roue de bicyclette (1913) de Duchamp et Tête de taureau (1943), la sculpture de Picasso composée d’une selle de vélo et d’un guidon. Associé au caractère artisanal des moyens de production, cet accent sur le fait main est l’un des aspects de sa promotion du « créé avec les moyens du bord » comme fondement accessible de l’apprentissage et la créativité.

Le cinéma muet prend également une place importante dans l’œuvre de Ben-Ner. Il y a recours pour rendre hommage à cette forme d’art.

Les trésors du MBAC
Trois pièces de Ron Mueck qui font partie de la collection du MBAC se retrouvent dans cette exposition : la petite Vieille femme au lit (2000), la géante Tête d’un bébé (2003) et Une fille (2006), acquise récemment. Le MBAC a également fait l’acquisition de deux œuvres de Guy Ben-Ner, que l’on peut voir aussi dans La vraie vie : Trousse de cabane dans un arbre (2005), l’installation qu’il avait créée pour la Biennale de Venise, et Beauté volée (2007), une vidéo tournée dans des magasins IKEA® du monde entier.

Commissaire de l’exposition
La vraie vie a été mise sur pied par Jonathan Shaughnessy, conservateur adjoint de l’art contemporain du MBAC. En 2007, il a été commissaire de l’exposition Deux, plus tout. Trois Expos de Carsten Höller présentée à l’Espace Shawinigan. Il a également collaboré à l’organisation des expositions Cai Guo-Qiang : Déroulement (2006), et Les éléments de la nature (2005), toutes deux exposées à l’Espace Shawinigan. En 2006, il a participé à l’organisation de Art Métropole : Le Top 100, une exposition présentée au MBAC. En outre, il a été le conservateur de l’exposition Ron Mueck, à l’affiche à Ottawa en 2007.

Catalogue
Un catalogue bilingue accompagne cette exposition. L’ouvrage de 24 pages comporte une préface du directeur du MBAC, Pierre Théberge, et un essai du conservateur de l’exposition, Jonathan Shaughnessy, conservateur adjoint à l’art contemporain du MBAC. Le catalogue est en vente à la Librairie du MBAC et à la boutique de l’exposition, à l’Espace Shawinigan, au prix de 9,95 $, plus taxes. Il est également en vente au www.achatsmbac.ca la boutique en ligne du Musée.
 
Audioguide
Les visiteurs pourront enrichir leur visite en se procurant un audioguide Bell qui décrit les oeuvres principales de l’exposition, en anglais ou en français, en location à 5 $.

Droits d’entrée et heures d’ouverture
Les billets sont en vente dès maintenant au prix de 15 $ pour les adultes, 14 $ pour les aînés, 13 $ pour les étudiants de 13 ans et plus, 8 $ pour les enfants de 6 à 12 ans et 30 $ pour les familles (deux adultes et deux enfants). L’entrée est gratuite pour les enfants de 5 ans et moins et les Amis du Musée.

L’Espace Shawinigan est ouvert tous les jours de 10 h à 18 h du 21 juin au 1er septembre. À compter du 2 septembre, il est ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h, et ce jusqu’au 28 septembre. Pour de plus amples renseignements, composer le 819-537-5300, le 1-866-900-2483 ou visiter le www.citedelenergie.com.

À propos du Musée de beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde. En outre, il réunit une prestigieuse collection d’œuvres d’art inuit, occidental et européen du 14e siècle au 21e siècle, ainsi que d’art américain et asiatique, et de dessins et de photographies. Fondé en 1880, le MBAC compte parmi les plus anciennes institutions culturelles du pays. Fidèle à son mandat de rendre l’art canadien accessible partout au pays, il organise l’un des plus importants programmes d’expositions itinérantes en Amérique du Nord. Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez vous au www.beaux-arts.ca.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Josée-Britanie Mallet

Agente principale, Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835
bmallet@beaux-arts.ca

Claire Schofield
Gestionnaire, Communications et relations publiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-7081
cschofield@beaux-arts.ca