Imprimer cette page Partager cette page

Les imposantes sculptures d'Ousmane Sow au Musée des beaux-arts : une première en Amérique du Nord

Ottawa, Canada - 21 juin, 2001

COMMUNIQUÉ

"North American Debut of Ousmane Sow's Monumental Sculptures at the National Gallery"
 
 
À l'occasion des IVes Jeux de la Francophonie, le Musée des beaux-arts du Canada offre au public la possibilité d'admirer gratuitement, du 24 juin au 19 août, les imposantes sculptures d'Ousmane Sow, artiste sénégalais acclamé par la critique. Sous l'oeil attentif de l'artiste lui-même, les vingt-trois sculptures plus grandes que nature (2,2 mètres en moyenne), qui racontent des instants de vie de trois ethnies africaines - lutteurs noubas, guerriers masaïs et pasteurs peulh -, ont été érigées sur l'Esplanade Ouest du Musée des beaux-arts du Canada. L'exposition marque la première visite des oeuvres de Sow en Amérique du Nord, après une rétrospective couronnée de succès en 1999 au Pont des Arts à Paris, que plus de trois millions de personnes ont visitée.

Image 1
Ousmane Sow, La mère et l'enfant
Collection de l'artiste

Visitez le ousmanesow.com



Image 2
Ousmane Sow
 
Ousmane Sow est né à Dakar en 1935. À la mort de son père, il part pour Paris avec presque rien en poche. Il rêve aux beaux-arts, mais finit par étudier la kinésithérapie. Sow vivra plus de vingt ans à Paris, en contact avec les œuvres de grands sculpteurs, dont Giacometti, qu'il aime tant. Il pratique son métier le jour et sculpte le soir : « Après mon travail et le dimanche je faisais de la sculpture. Puis, je me suis aperçu que, même quand je ne faisais rien, j'y pensais ». À l'âge de cinquante ans, Sow décide de se consacrer totalement à la sculpture : il retourne alors vivre au Sénégal!

En 1984, Ousmane Sow commence à travailler à ses premières grandes œuvres : les Noubas. Il réalise une première série de sculptures où apparaissent les attributs de son travail à venir : la monumentalité, la prépondérance de la figure humaine, le mouvement amplifié, la sobriété des détails décoratifs et l'aspect rugueux des surfaces. Sa technique : des ossatures de fers à béton, bourrées de paille plastique et recouvertes de bandelettes et de petits carrés de jute enduits d'un mystérieux produit - ce produit macère des années dans la cour du sculpteur qui en garde bien le secret.



En 1989, le sculpteur s'attaque à l'âme des Masaïs. Puis vient la série des Zoulous en 1990 et, trois ans plus tard, le groupe des Peulh, ces bergers aux traits fins et à la peau cuivrée, montrés dans leur vie quotidienne. Sow recherche l'intériorité qui donne le mouvement, ainsi, comme Picasso, il a le courage de détruire ce qu'il juge inerte de l'intérieur, « sans fragilité ». Pour lui, c'est le regard intérieur qui donne vie aux muscles; c'est pourquoi ses groupes sculpturaux pleins de force sont exempts d'anecdotes futiles. En 1998, Sow quitte l'Afrique par la pensée et part à la rencontre des Sioux et des Cheyennes et de leur grande victoire : la bataille de Little Big Horn. Cette série de 35 pièces raconte à la manière de Sow les corps à corps de cette dernière victoire indienne.

Quatre ans après la création de la série des Noubas, Ousmane Sow l'expose au Centre culturel français de Dakar. Six ans plus tard, on le retrouve sur la scène internationale notamment à la Documenta de Kassel en Allemagne. En 1999, une rétrospective regroupant 68 de ses sculptures est organisée par le Pont des Arts à Paris. Le succès est immédiat!

Catalogues, brochures, cartes, vidéos, déjà publiés ou réalisés, accompagnent cette étonnante et émouvante exposition.

Renseignements

l'entrée est gratuite

(613) 990-1985
1-800-319-ARTS

Heures d'ouverture
Du lundi au dimanche
de 10 h à 18 h
et jusqu'à 20 h le jeudi
 
 
 
 
Caroline Ishii
Chef, Marketing et Communications
tél. (613) 990-3142
téléc (613) 990-9824
cishii@beaux-arts.ca