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Dix artistes participent à l'exposition-concours Paradis insaisissables. Le prix du millénaire

Ottawa, Canada - 21 février, 2001

COMMUNIQUÉ

"Ten Artists Participate in Elusive Paradise: The Millennium Prize"
 
 
Dix artistes contemporains de réputation internationale présentent leur vision d'un monde parfait. L'enjeu est Le prix du millénaire, une bourse de 50 000 $ créée avec l'appui de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada grâce aux dons généreux des membres de son Cercle. Paradis insaisissables sera en montre du 9 février au 13 mai 2001.
L'exposition explore le thème de l'Arcadie et propose une réflexion sur notre rapport à la nature à l'aube du nouveau millénaire. C'est au poète romain Virgile que nous devons le mythe de l'Arcadie, lieu idyllique où règnent l'harmonie et l'oisiveté, et où un perpétuel été comble tous les besoins des hommes. Aujourd'hui, les conséquences du développement agricole, de l'industrialisation, de l'urbanisation et de la technologie moderne nous font rêver plus que jamais d'un paysage intact.

Dans le Grand Hall
Le Japonais Yoshihiro Suda présente deux nouvelles œuvres (Tulipes et Mauvaises herbes) tirées de sa série de fleurs, d'herbes, de brindilles et de feuilles sculptées avec minutie qui démontrent une observation pénétrante du monde des plantes. Discrètement installées dans des milieux bâtis, les œuvres de Suda transforment l'espace et nous poussent à repenser le rapport entre nature et artifice.

Dans l'Atrium (Salles d'art canadien) et dans le Jardin (Salles d'art européen et américain)
La Brésilienne Valeska Soares transforme, sur le mode poétique, l'architecture du Musée des beaux-arts en un royaume arcadien. Dans Visions du paradis (2001), elle diffuse du parfum dans l'Atrium et installe au balcon du Jardin 40 colonnes ceintes d'une bande de cuivre sur laquelle sont gravés la date de publication et le titre d'un ouvrage comprenant le mot jardin.

Dans la Chapelle Rideau (Salles d'art canadien)
L'Albertaine Janet Cardiff nous offre en primeur son installation sonore à quarante pistes, Motet pour quarante voix (2001). Dans cette sculpture sonore, quarante haut-parleurs disposés autour de la Chapelle Rideau diffusent autant de voix enregistrées séparément.

Dans les Salles des expositions temporaires (par ordre d'apparition)
Liz Magor, artiste de l'Ouest canadien, examine l'idée de la nature comme refuge. Ses sculptures prennent la forme de troncs d'arbres (Creux, 1998-1999), de rondins creux (Terrier, 1999) et de monticules de pierres (Chee-to, 2000). L'exposition présente deux autres œuvres de Magor : Caches (2000) ainsi qu'une série de huit photographies (Au fond des bois, 1999).

La Montréalaise Geneviève Cadieux présente trois grandes photographies : Pleurs (1995), Juin (1999) et Pour un oui pour un non (2000); cette dernière œuvre offre deux vues d'une prairie curieusement suturées pour suggérer un dialogue sur le lieu qui ne peut se produire que dans l'esprit du regardeur.


La Britannique Tacita Dean s'est lancée à la poursuite d'une manifestation rare - la récente éclipse solaire - dans son récent film muet en 16 mm intitulé Banewl (1999, 63 min). L'objectif d'assister à un spectacle astronomique impressionnant échappe à la fois au spectateur et à la cinéaste puisque le ciel reste inexorablement couvert. L'agitation des vaches est le seul signe d'un phénomène inhabituel visible dans le ciel qui s'obscurcit, puis s'éclaire de nouveau.

La Montréalaise Jana Sterbak s'intéresse au corps et à ses prolongements, plus particulièrement aux vêtements. Oasis (2000), la plus récente de ses " deuxièmes peaux ", ressemble à une tente en fibres d'acier inoxydable. Elle s'inspire de la " cage de Faraday " conçue au XIXe siècle, qui pouvait neutraliser les ondes électromagnétiques à basses fréquences. Avec le scepticisme qu'on lui connaît, Sterbak donne à penser qu'à l'avenir, on devra peut-être se réfugier loin de la nature plutôt que dans la nature.

Le Vancouverois Jeff Wall présente cinq de ses transparents photographiques rétroéclairés : La vieille prison (1987), Motifs côtiers (1989), Le sentier sinueux (1991), Dans le jardin public (1993) et La fosse inondée (1998-2000). Ses paysages évoquent les dérèglements économiques et sociaux de la vie urbaine.

L'Américaine Diana Thater utilise des photographies coronales du soleil prises au moyen d'un télescope, qu'elle décompose en rouge, en vert et en bleu, puis en magenta, en cyan et en jaune. Elle poursuit ce travail de déconstruction au moyen d'un processeur vidéo, puis diffuse les images obtenues sur des moniteurs vidéo formant une mosaïque où elles se recombinent pour produire une image circulaire unique d'une intensité flamboyante. Soleil rouge (2000), l'œuvre présentée ici, est tirée d'une série photographique.

La Pakistanaise Shahzia Sikander, qui vit actuellement à New York, mélange des thèmes traditionnels, telle la conversation avec le bien-aimé, et des références à sa vie au Texas, région où son existence américaine a commencé. Dans ses miniatures (Réalités insaisissables, Le parcours parcouru, et L'écrit parcouru, toutes créées en 2000) et dans la peinture murale Chaman (2000), Sikander allie traditions anciennes et formes modernes en réalisant une synthèse de l'Orient et de l'Occident.

Le prix d'entrée à l'exposition est de 12 $ pour les adultes et de 10 $ pour les aînés et les étudiants à temps complet. L'entrée est gratuite pour les membres du Musée des beaux-arts du Canada et les moins de 12 ans. Un jury international sélectionnera l'artiste gagnant du Prix du millénaire, dont le nom sera annoncé le mercredi 7 mars 2001 à 18 heures.
 
 
 
 
Joanne Charette
directrice des affaires publiques
Tél (613) 990-5050
Télec (613) 990-9824
jcharett@beaux-arts.ca