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Miller Brittain. Quand les étoiles jetèrent leurs lances

Ottawa (Ontario) - 20 octobre, 2009

Au Musée des beaux-arts du Canada
Du 23 octobre 2009 au 3 janvier 2010

Une nouvelle interprétation de l'œuvre
du grand artiste canadien Miller Brittain

Natif du Nouveau-Brunswick, Miller Brittain (1912–1968) a fait irruption sur la scène artistique canadienne avec de magistraux dessins et tableaux chargés d’émotion ayant pour sujet la figure humaine à une époque dominée par les paysages du Groupe des Sept. Aujourd’hui, le Musée des beaux-arts du Canada présente Miller Brittain. Quand les étoiles jetèrent leurs lances, une exposition qui rend hommage à l’héritage artistique de Brittain et qui propose une nouvelle interprétation des diverses facettes de son œuvre, depuis les scènes dynamiques de sa ville natale,  Saint John, empreintes d’un réalisme social, jusqu’à ses compositions d’inspiration surréaliste.

Organisée et mise en tournée par la Galerie d’art Beaverbrook, l’exposition qui rassemble 70 œuvres est à l’affiche jusqu’au 3 janvier 2010 dans les salles des expositions temporaires. Des droits d’entrée s’appliquent, et l’entrée est libre pour les membres du MBAC. Pour en savoir davantage, visitez le site consacré à l’exposition au www.beaux-arts.ca/brittain

« L’art de Miller Brittain explore la complexité de l’existence humaine à une époque de profond désespoir », a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Si ses premières œuvres narratives continuent d’éveiller chez nous des émotions, les abstractions qu’il a produites après la guerre bouleversent encore notre âme. Le Musée des beaux-arts du Canada est heureux de présenter cette importante exposition de l’un des artistes canadiens les plus talentueux et il félicite la Galerie d’art Beaverbrook d’offrir une vision aussi belle et intelligente de l’ensemble de la carrière de Brittain. »

Miller Brittain. Quand les étoiles jetèrent leurs lances retrace la vie de l’artiste, du soldat, du mari, du père et de l’admirateur de la poésie de William Blake, source d’inspiration du sous-titre de l’exposition. « Les récits urbains ordinaires, les paraboles bibliques, les abstractions figuratives, et les variations sur des métaphores organiques contribuent tous au lexique iconographique de cet artiste qui s’est constamment efforcé d’explorer des territoires créatifs nouveaux et parfois même dangereux », écrit le commissaire invité Tom Smart dans le catalogue d’accompagnement. Organisée chronologiquement, l’exposition propose un superbe panorama de la vie et de l’œuvre de l’artiste.

L’Art Students League
L’exposition débute par un survol des années de formation de Miller à l’Art Students League de New York, un dynamique centre d’étude et de débat mis sur pied et dirigé par des étudiants pour des étudiants. Ici, Brittain trouvera son identité artistique et travaillera quotidiennement à parfaire ses compétences, conformément à la devise de la ligue – nulla dies sine linea (pas un jour sans une ligne). Son eau-forte Étudiants en art (v. 1931) témoigne de l’attention qu’il porte au trait, à la composition et à la forme, les éléments fondamentaux d’un art qu’il apprend à maîtriser.

Le groupe de l’atelier de Saint John
La Grande Crise des années 1930 incitera Brittain, à l’instar de bon nombre de ses contemporains, à revenir dans sa ville natale pour y trouver chaleur et réconfort. Un atelier situé sur le front de mer de Saint John devient le refuge d’une étroite communauté de créateurs qui échangent, discutent, chantent, tombent amoureux. C’est là que Brittain rencontre sa future femme, la talentueuse pianiste Caroline Starr. Parmi les premières œuvres de Brittain qui existent encore aujourd’hui, beaucoup, comme Tête d’un homme (1932) de la collection du MBAC, sont des dessins figuratifs issus de ces séances d’atelier. L’œuvre est exécutée sur du papier kraft, un papier d’emballage brun épais produit par l’usine de papier locale fréquemment employé par les artistes durant ces temps difficiles. Ses dessins satiriques comme Conférencier (1937) et ses tableaux de genre, notamment Braderie (1940) et Débardeurs  sortant du travail (1938), attireront l’attention des critiques de l’époque qui saluent les talents exceptionnels de Brittain et le surnomment le « Brueghel  canadien ».

La Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale interrompt la carrière prometteuse de Brittain qui s’engage alors dans l’Aviation royale du Canada à titre de viseur de lance-bombes avant de devenir artiste de guerre. C’est à cette époque qu’il produit le tableau Cible nocturne, Allemagne (1946), une œuvre qui marquera un tournant dans son parcours. En rupture avec sa pratique artistique d’alors, le tableau, dont est absente toute représentation de la figure humaine, sera son unique référence aux atrocités de la guerre.

Les œuvres  d’après-guerre
Le dernier volet de l’exposition fait état du lien fondamental qui unit Brittain au poète et graveur William Blake, dont la poésie mystique inspirera les œuvres d’après-guerre. Le motif récurrent de l’étoile et des lances apparaît dans le vocabulaire expressif de l’artiste. D’abord utilisé dans le tableau cité plus haut pour représenter des avions tombant du ciel, ces symboles en viendront à symboliser fleurs et tiges, têtes et cous, rayons de soleil et colonnes de fumée, raison et folie.

Commissaire de l’exposition
Tom Smart est directeur général et président de la Collection McMichael d’art canadien. Auparavant, il a été directeur des collections et des expositions du Frick Art and Historical Center, de Pittsburgh, et chercheur invité à la Carnegie-Mellon University. Au cours de sa carrière de conservateur et de directeur de galerie, il a également occupé les postes de directeur intérimaire et de conservateur en chef de la Winnipeg Art Gallery, de conservateur de la Galerie d’art Beaverbrook, et de conservateur et directeur de la Collection et de la bibliothèque d’art Samuel E. Weir, de Niagara-on-the-Lake. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art canadien, notamment Alex Colville : Return et The Art of Mary Pratt : The Substance of Light.

Conférence
Le dimanche 8 novembre à 14 h, le commissaire de l’exposition, Tom Smart, parlera de Miller Brittain. En anglais avec interprétation simultanée. Coût : adultes 5 $, aînés et étudiants à temps plein 4 $, Membres 3 $. Droit d’entrée au Musée non compris.

Catalogue
Un catalogue signé par le commissaire de l’exposition, Tom Smart, et comportant un essai de l’écrivain, philosophe et critique d’art Allen Bentley, professeur d’anglais à St. Thomas University (Frederiction, Nouveau-Brunswick) accompagne l’exposition. L’ouvrage à la couverture rigide de 180 pages en couleurs est en vente à la Librairie du Musée des beaux-arts du Canada au prix de 65 $, plus taxes, et au http://www.achatsmbac.ca/, la boutique en ligne du Musée.
 
À propos du Musée de beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde. En outre, il réunit une prestigieuse collection d’œuvres d’art indigène, occidental et européen du 14e siècle au 21e siècle, ainsi que d’art américain et asiatique, et de dessins et de photographies. Fondé en 1880, le MBAC compte parmi les plus anciennes institutions culturelles du pays. Fidèle à son mandat de rendre l’art canadien accessible partout au pays, il organise l’un des plus importants programmes d’expositions itinérantes au monde.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Marie Lugli
Agente principale intérimaire
des Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835

Josée-Britanie Mallet
Gestionnaire intérimaire,
Communications et Relations publiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-7081