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David Hoffos. Scènes d’un rêve casanier

Ottawa (Ontario) - 5 novembre, 2009

Avec ses installations nocturnes, l’artiste canadien propose une expérience artistique unique au Musée des beaux-arts du Canada

Écartez les rideaux et entrez. David Hoffos. Scènes d’un rêve casanier vous attend. Cette série de 20 installations est l’œuvre la plus accomplie à ce jour de la pratique artistique de David Hoffos, Montréalais d’origine aujourd’hui établi à Lethbridge. Peut-être hésiterez-vous devant le corridor sombre, mais n’ayez crainte et laissez tomber votre scepticisme. La candeur avec laquelle l’artiste dévoile les secrets des mises en scène complexes qu’il élabore pour créer ses illusions vous fera sourire. L’exposition est présentée au Musée des beaux-arts du Canada du 6 novembre 2009 au 14 février 2010 dans les salles d’art contemporain B107 et B109. Des droits d’entrée s’appliquent, mais l’accès est libre le jeudi de 17 h à 20 h.

David Hoffos. Scènes d’un rêve casanier est organisée par le Rodman Hall Art Centre (RHAC) de l’Université Brock à St. Catharines, en partenariat avec la Southern Alberta Art Gallery, à Lethbridge, et la TrépanierBaer Gallery, à Calgary. La commissaire de l’exposition est Shirley Madill, directrice du RHAC. Le Musée des beaux-arts du Canada est le second établissement où elle est présentée dans le cadre d’une tournée qui l’amènera par la suite à l’Art Gallery of Nova Scotia à Halifax et au Museum of Contemporary Canadian Art à Toronto. La tournée prendra fin en 2011, à l’Illingsworth Kerr Gallery de l’Alberta College of Art à Calgary.

« Le travail de David Hoffos est magique et nous sommes ravis d’offrir cette expérience artistique unique à nos visiteurs », a indiqué le directeur du Musée des beaux-arts du Canada, Marc Mayer. « Hoffos déjoue les conventions de l’installation pour y intégrer des  éléments du cinéma. Il nous invite à nous départir temporairement de notre scepticisme, à participer activement à ses fictions, pour ensuite nous extirper du rêve. »

Dans Scènes du rêve casanier, David Hoffos associe des hologrammes rudimentaires à des techniques médiatiques anciennes et nouvelles pour créer des capsules où les personnages sont suspendus dans le temps et l’espace. L’exposition devient le synopsis des techniques illusionnistes que l’artiste a perfectionnées tout au long de ses 17 ans de production artistique. « Cette série propose un parcours sinueux », a expliqué Hoffos.

« Le but de l’expérience était de déterminer si j’étais en mesure de poursuivre une même idée pendant cinq ans et de voir ce qui en découlerait. Le processus est un peu extrême, mais il m’a permis de préciser des techniques que j’utilisais de façon plus précaire dans les années 1990. »

Le décor
Il est difficile pour le spectateur de voir ce qui l’attend dans la pénombre permanente du corridor sinueux conçu par Hoffos. De subtiles zones de lumière finissent par révéler de petites ouvertures dans le mur où se déroulent la majorité de ses scènes. À l’intérieur, de fascinantes impressions illusoires de personnes qui se déplacent. C’est avec plaisir qu’on découvre comment ces illusions ont été conçues grâce aux nombreux écrans de télévision, miroirs et autres équipements.

L’intrigue
Hoffos ne suggère pas de scénario. Il propose plutôt une série d’images assemblées mais discontinues, ayant pour seuls liens leur facture onirique et des personnages récurrents. Les scènes sont des fragments visuels saisissants qui ressemblent aux souvenirs que nous laissent nos rêves.

L’incursion dans le rêve
Notre voyage nocturne commence par Aérostats (2003) où, à partir d’un point de vue très élevé, nous découvrons un dirigeable survolant, au coucher du soleil, une ville qui s’étend aussi loin que nous porte notre regard. Comme l’écran est situé au bas du mur, le spectateur éprouve une sensation de flottement.

Les personnages du rêve
La majorité des personnages sont en attente – dans un dirigeable, un engin spatial, un train immobilisé, un hôtel d’aéroport, un bateau, une caravane, un bar, un salon, un musée. Ces scènes d’une minute sont répétées en boucle. La plupart du temps, il ne se passe rien; ce sont des silhouettes fantomatiques en suspens. Quand quelque chose d’excitant se produit, les personnages sont inconscients de leur environnement.

Ainsi, dans Rue Circle (2003), un jeune cycliste d’allure spectrale va et vient dans une rue de banlieue, inattentif aux manifestations sonores et visuelles d’un feu d’artifice dans le ciel. Dans Cabane dans un arbre (2007), l’artiste se met lui-même en scène ; on le voit, une bouteille de bière à la main, somnoler dans une chaise, puis se réveiller et se lever. Ses mouvements évoquent l’état entre le rêve et l’éveil. Dans Barnett Newman (2004), un agent de sécurité arpente la salle d’un musée tel un lion en cage. Il jette un coup d’œil à sa montre, joue avec ses clés, lace ses chaussures, inconscient de la beauté qui l’entoure.

La fin du rêve
Dans la dernière portion de l’installation, nous parvenons à la scène Petite Princess (2008). L’artiste nous invite à pénétrer dans le sombre intérieur d’une maison où ne se trouve aucune princesse. Par contre, la salle n’est pas vide. Une surprise attend le spectateur. La scène finale ne ressemble à aucune autre. Hall d’entrée (2008) est une œuvre sculpturale dans une pièce vide. Nous y reconnaissons, sous des draps, les accessoires des autres scènes : dirigeable, tables, fauteuils, commodes.

Rencontre avec l’artiste David Hoffos
Le vendredi 6 novembre à 12 h 15 - Visitez l’exposition avec l’artiste. Une période de questions bilingue suivra. Compris avec le droit d’entrée au Musée.  En anglais.

Rencontre avec le conservateur
Le jeudi 19 novembre à 18 h - Visitez l’exposition avec Jonathan Shaughnessy, conservateur adjoint de l’art contemporain. Compris avec le droit d’entrée au Musée. En français.

Heures d'ouverture
Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 17 h et le jeudi jusqu’à 20 h. Ouvert le 11 novembre, jour du Souvenir, à compter de midi. Ouvert le lundi 28 décembre. Fermé à compter de 16 h le jeudi 24 décembre. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier 2009.

Droits d'entrée
Adultes 9 $. Aînés et étudiants à temps plein 7 $. Jeunes (12 à 19 ans) 4 $. Familles (2 adultes, 3 jeunes) 18 $. Entrée libre pour les moins de 12 ans et les Membres du Musée. Entrée libre à tous les jeudis de 17 h à 20 h.

À propos du Musée de beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde. En outre, il réunit une prestigieuse collection d’œuvres d’art indigène, occidental et européen du 14e siècle au 21e siècle, ainsi que d’art américain et asiatique, et de dessins et de photographies. Fondé en 1880, le MBAC compte parmi les plus anciennes institutions culturelles du pays. Fidèle à son mandat de rendre l’art canadien accessible partout au pays, il organise l’un des plus importants programmes d’expositions itinérantes au monde.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Marie Lugli
Agente principale intérimaire des Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835

Josée-Britanie Mallet
Gestionnaire intérimaire, Communications et Relations publiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-7081