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La vision unique de Michael Semak est à l’affiche au MCPC

Ottawa, Canada - 6 mai, 2005

L’ostracisé, le dangereux, l’interdit et l’exotique — ce ne sont là que quelques-uns des thèmes abordés dans Michael Semak, une nouvelle exposition qui sera présentée au Musée canadien de la photographie contemporaine du 7 mai au 13 novembre 2005.

L’exposition, qui rassemble 125 œuvres, brosse un portrait des premières années de carrière du photographe Michael Semak, originaire de la région de Toronto. L’accent est mis sur sa production des années 1960 et 1970, période où il a combiné des techniques documentaires et une démarche profondément subjective pour créer des images qui dérangent et suscitent des commentaires et des questions.

À l’instar de nombreux autres photographes de l’époque, M. Semak a utilisé son appareil pour exprimer par des moyens purement visuels des idées et des émotions en regard du monde et de la société. Son objectif n’était cependant pas de produire des scènes conventionnelles évoquant la beauté, mais plutôt d’inciter l’observateur à regarder l’univers d’un autre œil.

« Michael Semak ne transforme pas la réalité; les sujets de ses œuvres sont aisément reconnaissables », explique la conservatrice de l’exposition, Andrea Kunard, également conservatrice adjointe au Musée canadien de la photographie contemporaine. « Il fait plutôt ressortir certains aspects du réel par des processus photographiques pour obliger le public à envisager différemment des sujets pourtant familiers. »

« L’œuvre de Michael Semak confère une impression d’expansion aux sujets traités. L’artiste explore différents thèmes tels l’enfance, la vieillesse, la maladie et la vie des personnes marginales, non pas d’un point de vue unique et restreint, mais sous de multiples angles et dans de nombreux contextes. »
 
M. Semak, qui a enseigné la photographie à l’Université York, est connu pour son style axé sur des perspectives et des sujets insolites, tels le refuge Warrendale pour les jeunes, à Toronto, ou la bande de motards Black Diamond. En outre, nombre de ses photographies documentent ses voyages en Europe, au Ghana, en Ukraine et aux États-Unis et saisissent des scènes de joie, d’innocence, d’amour, de colère, de désespoir, de cruauté, de maladie mentale, de pauvreté et de sexualité.

Un catalogue illustré et un audioguide Bell accompagnent l’exposition Michael Semak, qui sera à l’affiche ailleurs au Canada après sa présentation à Ottawa.


Rencontre avec l’artiste
Visitez l’exposition en compagnie de Michael Semak le dimanche 8 mai à 14 h. En anglais avec période de questions bilingue.

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