Art Asiatique

Détail: Inconnu (Inde, Madhya Pradesh - fin du IXe-Xe siècle), Ganesha dansant fin du IXe-Xe siècle, grès jaune pâle, 58,4 cm en hauteur

 

Inconnu (Inde, Madhya Pradesh - fin du IXe-Xe siècle), Ganesha dansant fin du IXe-Xe siècle, grès jaune pâle, 58,4 cm en hauteur
Inconnu (Tibet central - XVe siècle), Rahula XVe siècle, cuivre doré incrusté, 33 cm en hauteur

Le Musée des beaux-arts du Canada possède une collection d’art asiatique modeste mais intéressante, qui comprend des sculptures, des tableaux et des œuvres d'art décoratif provenant du sous-continent indien, du Tibet et de la Chine. La majorité des œuvres réunies dans cette collection sont des dons de connaisseurs canadiens.

Aujourd’hui, les visiteurs peuvent admirer une exquise sélection de sculptures indiennes en pierre allant du VIIIe au XIIIe siècle et provenant de la collection Max Tanenbaum. De nature religieuse, les images représentent des divinités hindouistes, bouddhistes et jaïnistes. Il s’agit surtout de fragments de temples et de sanctuaires sculptés suivant la technique du relief en creux où les personnages restent souvent attachés à leur support arrière. La sainte famille de Siva et Parvati (du Xe siècle), ainsi que Ganesha dansant, qui remonte à environ l’an 1000 EC en constituent de brillantes illustrations. Parmi les autres œuvres exposées actuellement, notons un précieux ivoire datant du XVIIe siècle et représentant une scène érotique, cadeau de la société Bumper Development.

Le don de Max Tanenbaum au Musée des beaux-arts comprenait également 80 figurines en bronze de l’Inde et du Tibet exécutées entre les VIIe et XVIIIe siècles. L’une des pièces exceptionnelles de cette série est une statuette tibétaine en cuivre doré du XVe siècle représentant Rahula, divinité protectrice bouddhiste. Tirées de la collection Tanenbaum également se trouvent un grand nombre d’enluminures indiens produites entre les XVIe et XIXe siècles et provenant essentiellement des écoles Mughal et Rajput, et plus de 60 thangkas tibétaines datant du XVIIe au XIXe siècle. Il s’agit de rouleaux d’étoffe sur lesquels figurent des divinités tantriques ou mandalas, c’est à dire symboles de l’univers dont les adorateurs bouddhistes se servaient pour faciliter la méditation. Parmi les autres œuvres qui ne sont pas exposées actuellement, notons une modeste collection de peintures chinoises réalisées aux XVIIe et XVIIIe siècles et offertes au Musée par R. W. Finlayson et d’autres collectionneurs, ainsi qu’un assortiment de sculptures chinoises anciennes en jade remontant à la période Qianlong (1736-1796), don de Jeanne Taschereau Perry.