Le musée est ouvert pendant les travaux sur la promenade Sussex.

Art Canadien

Antoine Plamondon, Soeur Saint-Alphonse 1841, huile sur toile, 90,6 x 72 cm
Inconnu (Canada - début du XIXe siècle ?) Le salon peint de M. et Mme William Croscup v. 1846-1848 huile, fusain et mine de plomb sur plâtre 2,1 x 3,8 x 4,5 m
Lucius R. O'Brien, Lever du soleil sur le Saguenay, cap Trinité 1880, huile sur toile, 90 x 127 cm
Tom Thomson, Le pin 1916-1917, huile sur toile, 127,9 x 139,8 cm
Paul-Émile Borduas, Sous le vent de l'île (1.47) 1947, huile sur toile, 114,7 x 147,7 cm © Succession Paul-Émile Borduas / SODRAC (Montréal)
Alex Colville, Vers l'Île-du-Prince-Édouard 1965, émulsion à l'acrylique sur masonite, 61,9 x 92,5 cm

Les vastes salles d’art canadien regroupent d’anciennes œuvres d’art autochtone ainsi que des peintures et des sculptures des années 1970. Unique par le nombre, la richesse et la qualité des œuvres qui la composent, la collection d’art canadien reflète à la fois la chronologie et les particularités régionales du pays.

La production artistique canadienne prend son origine dans les objets fabriqués depuis des millénaires par les peuples autochtones. Confectionnés initialement à des fins de rituel, d’utilisation quotidienne et de commerce, puis installés dans les salles d’art canadien, ces objets engendrent un dialogue fascinant avec d’autres œuvres exposées.

Les deux salles suivantes mettent l’accent sur l’art québécois et comprennent des peintures, des sculptures et des pièces d’argenterie commandées par l’Église catholique romaine à des artistes tels que François Baillairgé (1759-1830), de même que des portraits de William Berczy (1744-1813) et d’Antoine Plamondon (1804-1895). Aux tableaux théâtraux à sujets historiques de Joseph Légaré (1796-1855) s’ajoutent des paysages et des scènes de genre de Cornelius Krieghoff (1815-1872).

La salle suivante réunit surtout des œuvres d’art des colonies des Maritimes et du Haut-Canada et regroupe de splendides portraits des habitants de Halifax réalisés par Robert Field (v. 1769-1819), des tableaux de navires secoués par la tempête exécutés par John O'Brien (1831-1891), les murales du salon des Croscup, de Karsdale, en Nouvelle-Écosse (v. 1846-1848), des scènes urbaines peintes par Robert Whale (1805-1887) et des portraits de sujets autochtones faits par Paul Kane (1810-1871).

Les peintures, sculptures et dessins des membres de l'Académie royale des arts du Canada (fondée en 1880) demeurent des composantes fondamentales de l’histoire de l’art canadien. Du Lever de soleil sur le Saguenay (1880) de Lucius O'Brien (1832-1899) à Une rencontre des commissaires d'école (1886) de Robert Harris (1849-1919) en passant par L’inspiration (1904) de Louis-Philippe Hébert (1850-1917), les visiteurs découvrent l’évolution de l’art canadien jusqu’aux impressionnistes William Blair Bruce (1859-1906) et Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté (1869-1937) et aux postimpressionnistes James Wilson Morrice (1865-1924) et Emily Carr (1871-1945).

Ayant acquis très tôt des tableaux de Tom Thomson et des autres membres du Groupe des Sept, le Musée possède aujourd’hui l’une des plus importantes collections d’œuvres d’art réalisées par ces artistes renommés. Celle-ci comprend Le pin (1917) de Tom Thomson (1877-1917), L’érable rouge (1914) d’A. Y. Jackson (1882-1974), Rive nord du lac Supérieur (1926) de Lawren S. Harris (1885-1970) et Terre solennelle (1921) de J. E. H. MacDonald (1873-1932). Les panneaux décoratifs peints en 1915 par Tom Thomson, Arthur Lismer et J. E. H. MacDonald pour le chalet du Dr James MacCallum, à Go-Home Bay, dans la baie Georgienne, s’ajoutent aux autres peintures murales installées dans les salles d’art canadien.

Dans l’Atrium, des sculptures d’artistes tels qu’Alfred Laliberté (1878-1953), Henri Hébert (1884-1950), Frances Loring (1887-1968), Florence Wyle (1881-1968) et Elizabeth Wyn Wood (1903-1966) sont disposées à la vue des visiteurs.

La présentation de l’art canadien se poursuit dans les salles consacrées aux membres du Beaver Hall Group de Montréal (1920-1921) et aux tableaux à caractère social réalisés dans les années 1930 par des artistes tels que Paraskeva Clark (1898-1986), Carl Schaefer (1903-1995) et Miller Brittain (1912-1968). Les membres de la Société d’art contemporain de Montréal (1939-1948), dont John Lyman (1886-1967) et Goodridge Roberts (1904-1974), de même qu’Alfred Pellan (1906-1988) ont ouvert la voie au mouvement révolutionnaire des automatistes associés à Paul-Émile Borduas (1905-1960), qui a transformé l’art canadien dans les années 1940.

Dans les années 1950 et 1960, la production artistique canadienne se diversifie considérablement avec les peintures de Jean-Paul Riopelle (1923-2002), les œuvres des Plasticiens de Montréal, des Painters XI de Toronto et des Regina Five de la Saskatchewan, ainsi que les orientations novatrices explorées par des artistes de Vancouver et notamment illustrées dans les tableaux d’Alex Colville (1920-…), de Jean-Paul Lemieux (1904-1990), de E. J. Hughes (1913-2007) et de William Kurelek (1927-1977).

Les installations thématiques des dernières salles montrent des facettes de la production artistique canadienne des années 1960 et 1970 antérieures aux œuvres exposées dans les salles d’art contemporain. Le Musée réaménage ses salles d’art canadien tous les deux ans afin d’y présenter dans des arrangements nouveaux et stimulants ses nouvelles acquisitions et des œuvres appartenant à des établissements des quatre coins du pays.