Le musée est ouvert pendant les travaux sur la promenade Sussex.

Collections

Louise Bourgeois

1911 - 2010

Désir, identité, isolement, l’art de Louise Bourgeois « surgit du conflit entre l’individu isolé et la conscience partagée du groupe. » (Louise Bourgeois, Destruction of the Father, Reconstruction of the Father, 1998, p. 66).

Après son diplôme de la Sorbonne à Paris en 1935 où elle étudie les mathématiques et la philosophie, Louise Bourgeois fréquente différentes écoles d’art de Paris, telles l’École du Louvre, l’Atelier Bissière et l’École des Beaux-Arts. Trois ans plus tard, elle s’inscrit aux cours de l’artiste moderniste Fernand Léger qui lui enseigne gratuitement car son talent l’impressionne. Avide d’expériences concrètes, elle fréquente les ateliers de Paris où les artistes lui apprennent des techniques et accompagne leurs expositions en Europe.

En 1937, âgée de 26 ans, elle rencontre un professeur d’histoire de l’art américain, Robert Goldwater, âgé de 32 ans. Ils s’épousent et, deux ans plus tard, quittent l’Europe pour s’installer à New York. Dès son arrivée, Bourgeois s’inscrit à l’Art Students League et passe son temps à la bibliothèque municipale pour lire sur l’art. Elle participe à des expositions dont, en 1943, The Arts in Therapy qui encourage l’utilisation de l’art comme méthode de réadaptation pour les blessés de guerre et, en 1945, elle présente son premier solo, Paintings by Louise Bourgeois, à la Bertha Schaefer Gallery de New York.

Déposition amicale

Louise Bourgeoi

Déposition amicale

v. 194

Musée des beaux-arts du Canada

© Louise Bourgeois, 1999, VIS*ART Droits d’auteurs Inc

Maman

Louise Bourgeoi

Maman

1999, fonte de 2003

Musée des beaux-arts du Canada

© Louise Bourgeois

De 1949 à 1953, Bourgeois travaille le bois, souvent du bois de grève ou des rebuts, qu’elle sculpte et découpe en minces « figures », rigides et verticales. Pour camoufler le grain et la texture du bois, elle le peint, puis l’hérisse de clous qu’elle enlève pour y laisser trous, encoches et égratignures. Solitaires, ces figures expriment l’isolement, chacune d’elle, un personnage nu et à vif. Ensemble, elles créent un groupe social qui évoque l’interaction et possède la sécurité d’un système géométrique, clos, précis et éternel qui représente, pour Bourgeois, un refuge affectif.

En 1954, Bourgeois adhère à l’American Abstract Artists Group avec plusieurs de ses contemporains, notamment Barnett Newman et Ad Reinhardt. À cette époque, elle sympathise également avec des artistes tels De Kooning, Rothko et Pollock. Dans sa pratique, Bourgeois explore les thèmes de la détresse intérieure, de la peur, de la vulnérabilité et de la perte de contrôle. Grâce au bronze, au plâtre et au marbre, ses structures rigides et verticales se métamorphosent en formes organiques et lisses. En 1973, elle participe à la biennale du Whitney et commence à enseigner au Pratt Institute, à la Cooper Union et à la New York Studio School. Ses expériences en performance l’amènent à produire A Bouquet, A Fashion of Body Parts (1978), avec des acteurs paradant dans une salle revêtus de robes en latex avec des protubérances sphériques. En 1991, Bourgeois expose sa « sculpture environnementale », Cells, une série de chambres circonscrites et remplies d’objets, à la Carnegie International Exhibition de Pittsburgh.

La carrière artistique de Louise Bourgeois couvre près de soixante-dix ans : « Au début, mon travail portait sur la peur de tomber. Puis, il s’est transformé en art de tomber. Comment tomber sans se blesser. Plus tard, il devient l’art de durer. » (Louise Bourgeois, Destruction of the Father, Reconstruction of the Father, 1998, p. 222). Ses œuvres racontent sa quête existentielle.  

Louise Bourgeois
© Christopher Felver / CORBIS

Nom à la naissance

Louise Bourgeois

Née à Paris (France), le 25 décembre 1911

Décédé

Meurt États-Unis: New York, New York, le 31 mai 2010

Nationalité

France, États-Unis

Audioguide

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Média

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