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L'impératrice JoséphineEnlarge image

L'impératrice Joséphine, 1805

Joseph Chinard
France, 1756 - 1813
marbre
71,1 x 44,4 x 28 cm with integral base
Acheté en 1967
Musée des beaux-arts du Canada (nº 15265)

Chinard imagina cette représentation de l'impératrice au lendemain du sacre de 1804. Joséphine porte une couronne et une tiare sertie de diamants sur laquelle un camée de son époux, Napoléon Bonaparte, orne une croix de la Légion d'honneur. Les symboles du pouvoir impérial décorent son corsage et sa mante : l'étoile, la feuille de laurier et l'aigle tenant un éclair, ainsi que l'abeille, emblème personnel de Napoléon.

Provenance 

v. 1805 – v. 1814
Joséphine de Beauharnais(1743-1814), châ teau de Malmaison, Paris, France [1]

v. 1814 –
Prince Eugène de Beauharnais, duc de Leuchtenberg (1781-1824), le fils du modèle, Munich, Allemagne; les ducs de Leuchtenberg, Munich, Allemagne, et Saint-Pétersbourg, Russie, par voie de succession [2]

en l909 – 1911-12-02

Comte de Penha Longa, Paris, France [3]

1911-12-02 –
André Schoeller (1879-1955), Paris, acheté du comte de Penha Longa [4]

en 1929 –
Wildenstein & Co., Inc. (Nathan Wildenstein, 1851-1934), Paris [5]

– v. 1940
Collection Rothschild, Paris, France [6]

– 1945-06-18

Alt Ausse, Autriche, saisi de la collection Rothschild par la Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR) [7]

1945-06-18 – 1946-09-19

Point de rassemblement central de Munich de la U.S. Army’s Monuments, Fine Arts and Archives (MFA&A), Munich, Allemagne, récupéré des mines de sel d’Alt Aussee [8]

1948 – 1967-04-26

Jacques Seligmann & Co. (Germain Seligman, 1893-1978), New York [8]

1967-04-26 –
Musée des beaux-arts du Canada, acheté de Germain Seligman [9]

Notes 

[1] Selon l’introduction du catalogue de vente, Sculptures par Joseph Chinard de Lyon (1756-1813) formant la collection de M. le Comte Penha Longa [Galerie Georges Petit, Paris, le 2 décembre 1991, p. 13-14], le buste a été commandé par Joséphine et conservé au châ teau de Malmaison, dans les environs de Paris, d’où l’a retiré son fils, le prince Eugène de Beauharnais, après le décès de sa mère en 1814. La notice du catalogue [cat. no 33] mentionne qu’un buste de l’impératrice Joséphine par Chinard est exposé aux Salons de Paris de 1806 et 1808, mais indique qu’il y a certainement plus d’une version.

[2] Voir note [1]. Le prince Eugène de Beauharnais est le fils de Joséphine et le beau-fils de Napoléon. En 1806, il épouse la princesse Augusta Amalia Ludovika Georgia de Bavière (1788-1851), fille de Maximilien Ier de Bavière. Son beau-père accorde à Eugène le titre du Leuchtenberg. Après la chute de Napoléon en 1814, le prince se retire à Munich. Selon le catalogue de vente de 1911 de Georges Petit, le buste demeure dans la collection Leuchtenberg [voir note [1], p. 32].

[3] En 1909, le buste de marbre fait partie d’une exposition à la Librairie Centrale des Beaux-Arts de Paris. Dans le catalogue, le comte de Penha Longa est indiqué comme prêteur [Vitry, Paul. Expositions d’Œuvres du sculpteur Chinard de Lyon, Paris, novembre 1909 à janvier 1910, cat. no 62]. Le comte de Penha Longa vend sa collection de sculptures à la Galerie Georges Petit de Paris, le 2 décembre 1911 [Sculptures par Joseph Chinard de Lyon]. Dans cette vente, le buste de L’impératrice Joséphine est le lot no 33.

[4] Voir note [3]. Selon une note sur l’image de l’œuvre dans la Conway Library, le marchand d’art parisien Schoeller achète le buste, le 2 décembre 1911, à la vente de la collection de Penha Longha [The Conway Library, The Courtauld Institute of Art, partie IV : sculpture; microfiche no 664].

[5] Schwark note dans sa dissertation de 1929 que le buste appartient au marchand d’art parisien, Wildenstein & Co [Schwark, Willy Gü nther. Die Porträ twerke Chinards, soutenance : le 26 février 1929, Berlin 1937, p. 52 et cat. no 108.]

[6] Voir note [7].

[7] Selon la fiche d’inventaire de l’objet du Point de rassemblement central de Munich, le marbre a été saisi chez la famille Rothschild de Paris par l’ERR, qui grave ses numéros d’acquisition suivants : « ERR 450 » et « BOR 145 » (BOR=Botschaft Rothschild) [Base de données du Point de rassemblement central de Munich, Mü . no 129, consultée le 14 juillet 2009, http:/www.dhm.de/datenbank/ccp/dhm_ccp.php?seite=9]. La fiche indique aussi que le marbre a été apporté au Point de rassemblement d’Alt Aussee, Autriche, le 18 juin 1945, où les Nazis avaient entreposé des milliers d’objets culturels dans les mines de sel durant la Seconde Guerre mondiale, et qu’il a été retourné à Paris, le 19 septembre 1946.

[8] Voir note [7].

[9] Selon les dossiers de Seligmann, le marbre est en possession de la galerie de 1948 à 1967 [Dossiers de Jacques Seligmann & Co., 1904-1978, Archives de l’art américain, boîte 224].

Dans une lettre au MBAC, datée du 12 mai 1967, Germain Seligman mentionne que le buste a été saisi par les Allemands durant la guerre et restitué plus tard, la couronne endommagée, mais il n’a jamais divulgué quand et de qui il a acheté le buste. [Notices d’acquisition, dossier de documentation du MBAC].

[10] Le Musée des beaux-arts du canada achète le buste de Seligman, le 26 avril 1967. [Registre des acquisitions, dossier de documentation du MBAC].

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