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Vulcain et ÉoleEnlarge image

Vulcain et Éole, v. 1490

Piero di Cosimo
Italie, 1462 - 2
huile et tempéra à l'oeuf sur toile
155,5 x 166,5 cm
Acheté en 1937
Musée des beaux-arts du Canada (nº 4287)

Si le sujet du tableau reste incertain, on croit que la scène représenterait l’avènement de la civilisation, marqué par la découverte du feu. Vulcain, déité qui le représente, travaille à l’enclume, tandis qu’Éole, maître des vents, attise les flammes de ses soufflets. Bien en vue au centre de la composition, le cavalier et le cheval blanc symbolisent la domestication de l’animal, tandis qu’à l’arrière-plan, des hommes construisent une maison rustique à partir de troncs d’arbres grossièrement taillés. En ces temps-là, humains et animaux vivaient en parfaite harmonie. Révélant sa maîtrise de la figure humaine, Piero représente ses personnages dans des poses complexes et variées – une préoccupation des artistes de cette époque et de leurs clients. Destinée à un décor domestique, cette peinture est un rare exemple du genre qui subsiste aujourd’hui. Cadre : bois sculpté, peint et partiellement doré. Italie fin du xvie siècle – début xviie siècle.

Inscriptions 

À l’encre (?) sur la toile au verso : « N [.] XXIX / Pupilli Micheli / L. Landucci »

Provenance 

Francesco del Pugliese (1458-1519), Florence, Italie (?) [1]

avant 1860
La famille Micheli, Florence (Pier Antonio Micheli, décédé en 1737 (?) [2]

en 1861
William Blundell Spence (1814-1900), Florence, [3]

1861– au début des années 1930
Le 9e marquis de Lothian, Newbattle Abbey près de Dalkeith, Midlothian, Écosse, au 11e marquis de Lothian, Newbattle Abbey, par voie de succession [4]

en 1936-10 – 1937
Daniel Katz, Dieren, Pays-Bas, achetée du 11e marquis de Lothian par l’entremise de Frank Partridge, Londres [5]

1937 –
Musée des beaux-arts du Canada, achetée de Daniel Katz par l’entremise des Schaeffer Galleries (Dr Hanns Schaeffer), New York, États-Unis [6]

Notes 

[1] La peinture a été associée à un passage de Giorgio Vasari : Fece… in casa di Francesco del Pugliese intorno a una camera diverse storie di figure piccole; né si puo esprimere la diversità delle cose fantastiche che egli in tutte quelle si diletto dipingere, e di casamenti e d’animali e di abiti e strumenti diversi, ed altre fantasie, che gli sovennono per essere storie di favole [Vasari, Giorgo, Le Vite, éd. Milanesi, IV, 1879, p. 139]. Toutefois, ce lien demeure hypothétique.

[2] Selon David Franklin, l’inscription au verso fait allusion aux héritiers de la famille Micheli, qui étaient tous deux mineurs (« pupilli ») à un moment de la chronologie de la collection de l’œuvre. C’est le Magistrato dei Pupilli de Florence qui conservait en fiducie leur fortune jusqu’à ce qu’ils soient majeurs. Landucci est sans doute le nom de l’agent officiel responsable de la succession ou la personne qui a dressé l’inventaire sur laquelle figure la peinture, le no 29 étant sans doute un numéro d’inventaire. Franklin suggère Pier Antonio Micheli (décédé en 1737) comme ancien propriétaire probable du tableau. Celui-ci possédait une importante collection de spécimens de plantes et de minéraux et cette œuvre aurait pu lui plaire [Franklin, David. « Vulcain et Éole et La chute de Vulcain sur l’île de Lemnos de Piero di Cosimo réunis », Revue du Musée des beaux-arts du Canada, vol. I, Ottawa, 2000].

[3] William Blundell Spence était un marchand d’art anglais à Florence.

[4] Dans une lettre à Eric Brown, directeur du Musée des beaux-arts du Canada, lord Lothian reconnaît que sa famille a possédé le tableau, alors attribué à Signorelli, mais qu’il n’a conservé aucun dossier sur l’endroit et la date de son acquisition. Il mentionne que Vulcain et Éole était exposé à Newbattle Abbey et, plus tard, prêté à la National Gallery d’Édimbourg jusqu’à ce qu’il le vende « il y a quelques années par l’entremise de Frank Partridge à M. Katz » [lettre datée du 17 février 1937, dossiers d’acquisition, dossier de documentation du MBAC].

[5] Voir note [4]. Les négociations pour l’achat du tableau entre Hanns Schaeffer (en tant qu’agent de Katz) et le MBAC débutent en décembre 1936 [l’en-tête du papier à lettre de M. HannsSchaeffer indique : « American Agent for Messrs. D. Katz, Dieren (Holland) »].

[6] Le registre d’acquisition du MBAC n’indique que l’année 1937 [dossier de documentation du MBAC].

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