Dessins et estampes européens et américains

Détail : Jacopo Pontormo, Homme nu au repos   v. 1530-1540, pierre noire sur papier vergé ivoire, 25,1 x 38,3 cm

Benjamin West, Étude pour « La mort du général Wolfe »   v. 1769, pierre noire, plume et encre brune et grise, et lavis avec rehauts de gouache, sur papier vergé brun, collé en plein sur papier non identifiable, collé en plein sur masonite, 43 x 61,4 cm irregular

(Attribué à) François-Louis-Joseph Watteau, La mort de Montcalm   v. 1783, pinceau et lavis brun et gris sur pierre noire et sanguine, avec rehauts de blanc, sur papier vergé, 43,6 x 59,6 cm

Rembrandt van Rijn, Autoportrait, penchant sur un rebord   1639, eau-forte sur papier vergé, 20,6 x 16,3 cm trimmed to platemark

Jacopo Pontormo, Homme nu au repos   v. 1530-1540, pierre noire sur papier vergé ivoire
25,1 x 38,3 cm

La collection de dessins et d’estampes européens et américains, forte de plus de 1700 dessins et 9500 estampes, est la plus vaste au Canada et l'une des plus belles en Amérique du Nord.

En ce qui concerne sa collection de dessins, le Musée a eu le privilège d’acquérir les esquisses préparatoires d’œuvres déjà en sa possession. Parmi les plus remarquables, notons Nu au bâton (v.1501-1503), un dessin à la plume et à l’encre d’Albrecht Dürer, qui constitue probablement une étude préliminaire de la silhouette d’Ève dans l’estampe La Chute de l’homme (1504). La collection compte aussi une étude définitive de La mort du général Wolfe, tableau acclamé de Benjamin West. Cette célèbre peinture à sujet historique s’inspire d’un dessin de Louis-Joseph Watteau intitulé La mort de Montcalm (v. 1783), qui constitue un pendant fascinant au tableau illustrant la mort de Wolfe.

Outre ces œuvres bien connues, la collection compte de vastes ensembles ou séries d’estampes ainsi que des dessins individuels marquants. L’un des chefs d’œuvre de l’école italienne est l’ensemble complet des Carceri (Prisons) de Giovanni Battista Piranesi (études et estampes définitives).

La collection d’art espagnol se distingue par son ensemble d’estampes réalisées par Francisco Goya, y compris les suites complètes des Caprices (1797-1799), Les désastres de la guerre (1810-1820) et La tauromachie (1815-1816). La Suite Vollard (1930-1937), de Pablo Picasso (1881-1973), constitue un autre joyau de la collection. Elle compte cent estampes représentant des sujets classiques et mythologiques et montrant les figures de l'artiste, de son modèle et du minotaure.

Parmi les estampes les plus importantes de l’école flamande, notons l’Iconogaphie (v.1625 1641) d’Antoine van Dyck, une série de 292 portraits d’humanistes et de célébrités des scènes artistique et politique ayant vécu au temps de l’artiste, dont certaines eaux-fortes qu’il a lui-même réalisées. Pour ce qui est de l’école hollandaise, une trentaine d’œuvres de Rembrandt témoignent de la finesse de cet artiste et de sa remarquable maîtrise des arts graphiques.

La collection du Musée est particulièrement riche en dessins italiens du XVIe siècle, en dessins britanniques des XVIIIe et XIXe siècles et en estampes françaises du XIXe siècle, dont Nu allongé (v. 1530-1540) de Jacopo Pontormo, Chênes, Lullingstone Park (v.1828) de Samuel Palmer et Les grands baigneurs (1896-v. 1898), une lithographie à l’aquarelle de Paul Cézanne.

L’acquisition de Daphnis et Chloé (1957-1961), une série de lithographies couleur réalisées par Marc Chagall, témoigne d’un intérêt renouvelé du Musée pour l’école russe moderne, notamment représentée par plus de 550 estampes du célèbre artiste.