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Musée des beaux-arts du Canada

Nomades - 17 avril – 30 août 2009

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À propos des l’artistes

Gareth Moore

1975 Matsqui, Colombie-Britannique

La pratique de Gareth Moore attire notre attention sur des détails de la vie quotidienne qui, souvent, nous échappent. Son œuvre transcende, et l’espace de l’atelier, et l’espace d’exposition ; Moore crée la majorité de ses objets au cours de déplacements ou en collaboration avec une collectivité étrangère au monde de l’art contemporain. Le journal de voyage sculpté Un pèlerinage incertain (2006–2009) procède des pérégrinations en Europe et en Amérique du Nord. Dessins, écrits, photographies, sculpures éphémères in situ, vidéogrammes, toutes ses œuvres signalent un processus artistique fondé largement sur des actions et interactions de type performance avec l’espace social de la quotidienneté.

Moore est issu de l’Emily Carr Institute, Vancouver (2001–2004) et de l’Ontario College of Art and Design, Toronto (1999–2000). Depuis 2005, il se voit consacrer nombre d’expositions, dont les plus récentes à Vancouver, Galerie Catriona Jeffries (2009, 2006) et Berlin en Allemagne, Lüttgenmeijer (2009) ; à San Francisco, CCA Wattis Institute for Contemporary Arts (2008) ; à Rotterdam, Witte de With  (2008) ; à Vancouver, Galerie Charles H. Scott, avec Christian Kliegal (2005) et Belkin Satellite, avec Jacob Gleeson (2007) ; à Miami Beach, Art Basel (2006. Il a également collaboré aux projets in situ biannuels The Fred and Jock Gallery, avec Christian Kliegel, Emily Carr Institute, Vancouver (2003–2004) et St. George Marsh, avec Jacob Gleeson, 4393, St. George St.,Vancouver (2005–2006). Moore a également participé à de nombreuses expositions collectives, au pays et à l’étranger. Des mécènes tant canadiens qu’américains, sans compter le Musée des beaux-arts du Canada, collectionnent ses œuvres.

Myfanwy MacLeod

1961, London, Ontario

Myfanwy MacLeod est réputée pour son sens de l’humour empreint d’une ironie désabusée et son aptitude à appliquer ses installations, photographies et sculptures à l’analyse, sinon à la satirisation des relations entre les individus et le monde de l’art ; cette interaction lui paraît refléter des structures sociales plus étendues. Outre la stratification de références à la culture populaire, à l’histoire de l’art et à la littérature, MacLeod s’intéresse à la façon dont on peut modifier, transformer une image ou un concept, voire les charger d’un sens nouveau en en variant le contexte ou la forme. Dans Les voyages de Sullivan (2009), MacLeod marie des allusions au film éponyme de 1941 à sa propre collection de cartes postales d’époque pour créer une œuvre qui reflète le changement opéré : l’œuvre oscille en effet entre figuratif et abstraction, caricature socioréaliste et suffisance moderniste. MacLeod vient de recevoir commande d’une sculpture publique pour les Jeux olympiques d’hiver de Vancouver.

Depuis les années 1990, elle est représentée dans de nombreuses expositions collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe. Maître ès beaux-arts (MFA) de l’Université de la Colombie-Britannique (1995), elle y enseigne ainsi qu’à l’Université Western Ontario de London, et à l’Emily Carr Institute of Art and Design de Vancouver. Parmi ses expositions particulières citons Where I Lived, and What I Lived For, Musée d’art contemporain de Vancouver (2006) ; Don’t Stop Dreaming, Galerie Catriona Jeffries, Vancouver (2004) ; The Tiny Kingdom, Galerie Or, Vancouver (2001) ; Miss Moonshine, Galerie Catriona Jeffries, Vancouver (2001) ; A Brief Overview of Personology, Galerie Charles H. Scott, Vancouver (2000) ; et How Not to Be Seen, Galerie VTO, Londres (2000). Son œuvre figure dans les collections du Musée des beaux-arts du Canada et des collections particulières canadiennes.

Top of the page

Geoffrey Farmer

1967, Eagle Island,
Colombie-Britannique

Geoffrey Farmer s’intéresse aux processus de théâtralité – du conte, de mise en scène, d’improvisation et de fabrication de la réalité. Il s’est donné une approche du faire de l’art toujours plus par recherche et processus, élaborant, à partir d’un récit dont il a écrit la trame, de complexes installations et sculptures qui vont transformer et activer tant l’espace d’exposition que ses visiteurs. Immanquablement en état de flux ou en devenir, les œuvres de Farmer, dont The Surgeon and The Photographer (2009), procèdent souvent d’un objet trouvé, d’un souvenir ou d’un rêve ; l’artiste se passionne en particulier pour l’approfondissement d’une idée de l’humanité par le biais de la mutation d’objets en personnages doués de leurs propre histoire (au sens de mémoire et de récit).

Farmer est issu du San Francisco Art Institute (1991–1992) et diplômé de l’Emily Carr College of Art and Design (1993). Il a représenté le Canada aux biennales de Sydney (2008) et de Bruxelles (2008), et à la biennale internationale de Melbourne (1999). Son œuvre figure abondamment dans des expositions collectives partout en Amérique du Nord et en Europe, ainsi que dans les collections du Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto ; de la Galerie Morris et Helen Belkin, Vancouver ; et du Musée des beaux-arts du Canada. Ces dernières années, Farmer s’est également vu consacrer des expositions particulières à Rotterdam, Witte de With, (2008) ; à Londres, The Drawing Room (2008) ; à Montréal, Musée d'art contemporain de Montréal (2007) ; à Toronto, The Power Plant (2005) et Musée des beaux-arts de l’Ontario (2000 ; et à Vancouver, Galerie Catriona Jeffries (2001, 2004).

Hadley + Maxwell

1973 Toronto, Ontario,
1966 Montréal, Quebec,

Hadley Howes et Maxwell Stephens exercent leur art sous l’appellation Hadley+Maxwell depuis 2000. Le tandem s’est inventé une pratique axée sur l’importance du processus de collaboration et l’intention de créer des objets dynamiques – des décors de cinéma, productions opératiques et chorégraphiques aux œuvres conceptuelles toutes techniques confondues – qu’anime un dialogue ouvert entre le regardeur et leur création. Fort de stratégies de repromulgation et d’autoréférencialité, Hadley+Maxwell mise sur les tropes de l’avant-garde politique et s’attaque à la notion d’échec, apparus, depuis 1968, dans la foulée des efforts de transformation sociale des masses. 1+1-1 (2007 - 2009) est une installation évolutive dont la forme est tributaire des interactions d’une activité en cours, probablement incessante – de type jam(session) – où des artistes visent à « inachever » le film infâme de Jean-Luc Godard, One Plus One [Sympathy for the Devil] (1968).

Bâcheliers ès beaux-arts (BFA) de l’Emily Carr Institute of Art and Design, Vancouver (1998), Hadley+Maxwell sont aussi titulaires d’une maîtrise ès arts (MA) de l’European Graduate School de Saas-Fee en Suisse (2004). Ils se sont vus consacrer maintes expositions, au Canada – Saskatoon, AKA (2009) ; Toronto, Jessica Bradley Art + Projects, (2008) ; Vancouver, Musée d’art contemporain (2006) et Western Front, (2005) ; Winnipeg, Ace Art Inc., (2003) ; Peterborough, Artspace, (2003) – et à l’étranger – Seattle (Washington), Howard House (2005) ; Berlin, Künstlerhaus Bethanien (2007). Le tandem a pris part à de nombreuses expositions collectives et à nombre de résidences, au pays et ailleurs, dont celle du Kunstlerhaus Bethanien de 2007. Leur œuvre est représenté au Musée des beaux-arts de Vancouver, à la Banque d’œuvres d’art du Canada, au Musée des beaux-arts du Canada et dans des collections particulières nord-américaines.

Althea Thauberger

1970, Saskatoon, Saskatchewan

Les performances, photographies et vidéogrammes d’Althea Thauberger sont le fruit d’une collaboration soigneusement préparée avec des groupes ou des collectivités particulières. Par  intérêt pour la documentation des enclaves sociales issues d’une forme quelconque de solitude – sans-abri du centre-ville de Vancouver, femmes de militaires américains, jeunes chanteuses-compositrices canadiennes, jeunes fonctionnaires allemands de sexe masculin – Thauberger cherche à créer des situations de nature à permettre à ses sujets d’exprimer leurs idées de l’autodéfinition, de l’aliénation et de la communauté. Elle se rend sur place orchestrer des performances qui renvoient à leur réalité, à dessein de mettre en lumière les circonstances de leur différence. La mort e la miseria (2008) procède de son travail auprès des Ladins du val de Fassa en Italie.

Thauberger est bachelière ès beaux-arts (BFA) de l’Université Concordia à Montréal (2000) et maître ès beaux-arts (MFA) de l’Université de Victoria, Colombie-Britannique (2002). Elle a participé à de nombreuses expositions collectives nationales et internationales, dont la IIIe triennale internationale de Guangzhou, Chine (2008) ; Manifesta 7, Trento, Italie (2008) ; et Baja to Vancouver, organisée par le Musée des beaux-arts de Seattle, le Musée d’art contemporain de San Diego, le Musée des beaux-arts de Vancouver et le CCA Wattis Institute, San Francisco (2003). Candidate désignée au Prix artistique Sobey en 2004, elle s’est vue consacrer plusieurs expositions particulières, y compris, dernièrement, les manifestations de la  Galerie Susan Hobbs, Toronto (2008) ; du Musée des beaux-arts du Grand Victoria (Colombie-Britannique) (2008) ; John Connelly Presents, New York (2007) ; du Basis voor Actuele Kunst – BAK, Utrecht (2007) ; du Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2006) ; du Musée de Berkeley, Université de Berkeley (2005) ; et de White Columns, New York (2004). Thauberger a réalisé des projets publics à Vancouver (2008) ; à San Diego/Tijuana (2005) ; à Ottawa (2005) ; à Montréal (2005) ; et à Richmond (Colombie-Britannique) (2003).