Thèmes

Extraits tirés de l’article Une renaissance polymorphe, par Bonnie Devine, publié dans le numéro d’automne 2009 de Vernissage, le magazine du Musée des beaux-arts du Canada.

Notre histoire

Dans ce groupe, sept tableaux historiques documentent des événements qui ont marqué la vie de l’artiste et de ses ancêtres; tous expriment un imaginaire exubérant et racontent une histoire particulière. Odjig situe et contient dans les limites du papier ou de la toile une chronique de la migration, de la fuite et de la résilience qui lui ont permis, à elle et à son peuple, de survivre.

Nos légendes

Les 16 œuvres de cette section situent les débuts artistiques d’Odjig dans le contexte de la peinture autochtone contemporaine du Canada central. Toutefois, tandis que ses premières œuvres illustrent la contribution de l’artiste à l’école de Woodland des peintres anishnabés, ses pièces plus récentes dénotent son éloignement des conventions dominantes du style de Woodland au profit d’une esthétique particulièrement fluide et expressive et d’une approche personnelle.

Pow-wow à Wikwemikong

Tenu malgré les objections de l’église, le Pow‑wow de Wikwemikong ouvrait la voie à une résurgence de la production artistique et culturelle autochtone après des années d’oppression de tentatives d’assimilation. Le Pow-wow a été pour Odjig un élément clé de sa renaissance en tant qu’Autochtone, artiste et militante prête à se battre pour l’éducation et le développement économique de son peuple. Les sept œuvres réunies sous le titre Pow-wow transmettent la capacité électrisante d’inspirer que possèdent la couleur et la musique.

Contes érotiques indiens

Ce titre chapeaute une collection d’œuvres érotiques unique dans l’histoire de la peinture autochtone. Elle réunit cinq illustrations créées pour l’ouvrage du même titre du docteur Herbert Schwarz, publié en 1974. Dans certaines pièces, Odjig combine de nouveau des éléments de l’art pictural des légendes, typiques du style de Woodland, et les impératifs narratifs incontournables du récit de Schwarz.

Notre Terre

L’hommage d’Odjig à la beauté et à la puissance des paysages forestiers est largement présent dans cette section de l’exposition. Ces œuvres ont en commun, pour la plupart, une dimension lyrique et une palette tout en finesse qui reflète le vert intense et tacheté de l’atmosphère entourant l’artiste. Pourtant, plus que le pittoresque, certaines images représentent la réponse de l’artiste à l’environnement en crise, ce qui la place encore une fois au premier plan du militantisme culturel.

Nos familles

Les sept œuvres du groupe Nos familles révèlent que le travail de l’artiste s’enracine dans la profonde affection qui l’unit à sa famille et dans les valeurs qui lui ont été inculquées par la petite communauté de Wikwemikong. Entre le charme, la nostalgie et le style iconique de ces pièces, s’intercalent des récits personnels et des descriptions de ses frères et sœurs, de ses parents et de son grand‑père, qui lui a enseigné le dessin.

La vie de l’artiste

Cette partie évoque l’expérimentation de l’artiste et l’influence exercée par le modernisme européen. Par ailleurs, les huit tableaux montrent aussi le conflit entre deux univers – le monde autochtone et le monde non autochtone – conflit qui a compliqué les sentiments religieux et personnels d’Odjig et envahi une grande partie de sa vie. Ils illustrent le combat de l’artiste et son triomphe sur les tentatives de la société de coloniser et de maîtriser la source d’esprit et de créativité inhérente à son travail.

Le numéro d’automne de Vernissage est en vente à la Librairie du Musée des beaux-arts du Canada. Vous pouvez également vous abonner à ce magazine trimestriel en composant le 613-990-1936 ou en écrivant à ggsmyth@beaux-arts.ca.