À propos de Shary Boyle

Shary Boyle est connue pour ses explorations audacieuses et fantastiques de mondes imaginaires mettant en scène toutes sortes de personnages marginaux. En donnant la parole à ces exclus, elle révèle avec une grâce provocatrice leurs états émotionnels de douleur, de souffrance et de colère. La symbolique unique qu’elle a créée s’appuie sur une pratique multidisciplinaire inspirée de l’histoire des figurines de porcelaine, des mythologies animistes et de techniques obscures, tirant parti de procédés de fabrication manuels et d’un sens du détail extrêmement raffinés.

Sensible aux injustices entre les classes sociales et les sexes, Shary Boyle transgresse les frontières traditionnelles entre l’être humain et l’animal, l’objet animé et inanimé, la vie et la mort, la jeunesse et la vieillesse, l’homme et la femme. Accaparant l’espace entre le tangible et l’intangible, elle sonde l’âme et saisit l’intemporel, l’essentiel. Sa production éclectique, qui va du dessin et de la peinture à la sculpture ainsi qu’à l’art de l’installation et de la performance, exprime sous un angle poétique empreint de compassion une vision personnelle de la sexualité, des relations et de la vulnérabilité humaines.

Expositions, performances et distinctions

Plusieurs expositions individuelles ont été présentées aux États-Unis, en Europe et au Canada dont les plus récentes sont La chair et le sang (créée à la Galerie de l’UQAM, à Montréal, l’exposition a ensuite pris l’affiche au Musée des beaux-arts de l’Ontario et à la Contemporary Art Gallery de Vancouver en 2011), Canadian Artist (BMO Project Room de Toronto, 2012), The Illuminations Project avec Emily Duke (Institute of Contemporary Art de Philadelphie, 2011), Moon Hunter (Festival Fumetto de Lucerne, en Suisse, 2009) et The History of Light (Southern Alberta Art Gallery, Lethbridge, 2008).

Elle a aussi participé à L’espace des métamorphoses (Biennale internationale de Vallauris, en France, 2012), à l’exposition Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme (organisée conjointement avec Le nouveau festival du Centre Pompidou, Paris, 2009), à Noise Ghost, avec Shuvinai Ashoona (Justina M. Barnicke Gallery, Hart House, University of Toronto, 2009), et à My Winnipeg (La maison rouge, Fondation Antoine de Galbert, Paris, 2011, également présentée au Musée international des arts modestes de Sète, en France, et à Plug In ICA, à Winnipeg, 2012).

Shary Boyle est l’une des artistes à mi-carrière les plus innovatrices du Canada qui a adopté toutes sortes de techniques dont le dessin, les métiers d’art et la performance expérimentale, souvent en collaboration avec des musiciens établis. Habile façonneuse d’objets, elle allie de façon troublante une touche poétique séduisante et une sensibilité résolument contemporaine à une grande finesse d’exécution.

Marc Mayer
directeur général du
Musée des beaux-arts du Canada

Shary Boyle s’est produite au théâtre de l’Olympia, à Paris (2005), au Festival Sónar de Barcelone (2005), au Hammer Museum de Los Angeles (2006, 2008), à la Brooklyn Academy of Music de New York (2008) et à La maison rouge, à Paris (2011). Avec sa collaboratrice musicale Christine Fellows, elle a présenté une nouvelle oeuvre théâtrale, Everything under The Moon à l’Enwave Theatre, Harbourfront Centre de Toronto, en février 2012.

Finaliste du Prix des arts Sobey en 2007 et 2009, Shary Boyle a reçu le prix Gershon Iskowitz en 2009 et le Prix de la Fondation Hnatyshyn en 2010. Née en 1972 à Scarborough, en Ontario, elle a obtenu son diplôme de l’École d’art et de design de l’Ontario en 1994.