Lawren S. Harris, Lac du Nord II, v. 1926. Huile sur toile.

Lawren S. Harris, Lac du Nord II, v. 1926. Huile sur toile, 82 x 102 cm. Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019. © Famille de Lawren S. Harris. Photo : MBAC

Enrichir la collection d’art canadien. Le don de Marvelle et Murray Koffler

Collectionner l’art est une noble entreprise qui tient autant à l’histoire des collectionneurs qu’à celle des artistes et des oeuvres. Grands philanthropes canadiens, Murray et Marvelle Koffler ont nourri une passion profonde pour les arts, inscrite dans leur amour du Canada.

Fondateurs du Koffler Centre of the Arts/Koffler Gallery et de la Foire d’art en plein air de Toronto, Murray et Marvelle étaient d’ardents défenseurs de la communauté artistique du Canada. Leur héritage durable, ainsi que leur don au Musée, témoignent de leur engagement constant envers la promotion de la culture canadienne, au pays comme à l’étranger.

La généreuse donation Koffler de cinq oeuvres importantes au Musée des beaux-arts du Canada est un hommage à leur vision. Ces tableaux datent de 1912 à 1942, période marquée par l’essor de l’école canadienne de peinture de paysage. Exemples d’une originalité remarquable, ils traduisent également les influences modernistes qui vont guider les peintres canadiens et canadiennes dans l’exploration des thématiques régionales pour le reste du siècle.

Emplacement

Musée des beaux-arts du Canada
Salles d’art autochtone et canadien
A108
380 Sussex Drive
Ottawa, (Ontario) K1N 9N4
Canada
Emily Carr, Puits de lumière au cœur de la forêt, v. 1935-37. Huile sur toile.

Emily Carr, Puits de lumière au cœur de la forêt, v. 1935-37. Huile sur toile, 86,8 x 76,3 cm. Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019. Photo : MBAC

 

Emily Carr

Puits de lumière au coeur de la forêt   v. 1935-37

huile sur toile

Carr recherchait la solitude dans les régions reculées de la Colombie-Britannique, préférant peindre l’ambiance et l’âme de la forêt, miroirs du destin de l’humanité. La vie d’un arbre y est à l’image des épreuves et tribulations propres à la condition humaine sur terre, puis transformée en symbole. Baignée dans une atmosphère empreinte à la fois de sérénité et de mélancolie, la composition nous offre un refuge, loin des fardeaux de l’ère moderne.

Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019 (no 49109)

 

 

Tom Thomson, Lac du Nord, v. 1912. Huile sur toile, collée sur planche.

Tom Thomson, Lac du Nord, v. 1912. Huile sur toile, collée sur planche, 18 x 25,8 cm. Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019. Photo : MBAC

 

Tom Thomson

Lac du Nord  v. 1912

huile sur toile, collée sur planche

Cette esquisse des débuts de Thomson témoigne de l’éveil artistique d’un peintre cherchant à saisir l’âme du parc Algonquin, un sujet qui habitera l’artiste jusqu’à sa mort. Autodidacte et sans formation technique en beaux-arts, Thomson a su rendre comme nul autre la splendeur du paysage ontarien. Il se démarquait par un sens palpable du territoire. Transcendant les effets purement décoratifs, il a su transformer son expérience directe de la nature en une synthèse abstraite de son aura de paix et de tranquillité.

Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019 (no 49111)

 

 

Marc‑Aurèle Fortin, Saint‑Urbain en hiver, 1940–1942. Huile sur planche.

Marc‑Aurèle Fortin, Saint‑Urbain en hiver, 1940–1942. Huile sur planche, 95,1 x 120,8 cm. Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019. © Fondation Marc-Aurèle Fortin / SOCAN (2022). Photo : MBAC

 

Marc‑Aurèle Fortin

Saint-Urbain en hiver  1940–42

huile sur panneau

Fortin vouait à la province de Québec une véritable vénération. Ses peintures des maisons campagnardes, réalisées en toutes saisons, composaient une ode à la paisible vie rurale de la région. Il voyait ces demeures comme autant de métaphores des forces rythmiques influençant l’existence humaine. Vers les années 1940, le peintre avait commencé à refléter le romantisme et la poésie du paysage dans ses rendus de la campagne québécoise. Leur symphonie de couleurs sans pareille l’a affranchi de toute contingence terrestre.

Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019 (no 49110)

 

 

Lawren S. Harris, Lac du Nord II, v. 1926. Huile sur toile.

Lawren S. Harris, Lac du Nord II, v. 1926. Huile sur toile, 82 x 102 cm. Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019. © Famille de Lawren S. Harris. Photo : MBAC

 

Lawren S. Harris

Lac du Nord II​​  v. 1926

huile sur toile

Si les expéditions de Lawren Harris dans la région d’Algoma ont pris fin en 1921, il est intéressant de noter qu’il a revisité le sujet et peint cette oeuvre quelques années plus tard. Magnifique exemple de sa vision moderniste de la quiétude et de la splendeur sauvages, cette scène illustre les caractéristiques emblématiques des paysages du Nord ontarien. Le jeu de l’artiste avec la lumière naturelle crée une atmosphère que l’on retrouve à l’occasion dans ses peintures d’Algoma.

Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019 (no 49107)

 

 

Emily Carr, Une chose sans nom, 1937. Huile sur toile.

Emily Carr, Une chose sans nom, 1937. Huile sur toile, 112,5 x 69 cm. Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019. Photo : MBAC

 

Emily Carr

Une chose sans nom  1937

huile sur toile

Avec ses peintures de forêt des années 1930, Emily Carr revisite la tradition établie du naturalisme, créant des images sans égales chez ses contemporains. L’artiste avait une perception sans faille de sa région, dont elle s’efforçait de rendre toute la puissance des éléments dans ses toiles. L’énergie est la source fondamentale de l’existence, et la lumière naturelle imprègne la terre, donnant aux arbres le souffle de la vie.

Don de Murray et Marvelle Koffler, Toronto, 2019 (no 49108)