Lumineuses et vraies. Les photographies de Frederick H. Evans

Événements spéciaux | Article Magazine MBAC

Le Britannique Frederick Evans (1853–1943) était un homme d’une grande curiosité intellectuelle. Ses épreuves au platine et à la photogravure, raffinées, mais intenses, représentent la rencontre d’au moins deux courants philosophiques en vogue à l’époque victorienne, soit le mystère des lois naturelles, de leur pertinence au monde physique et de leur manifestation dans celui-ci, et les liens entre les différents domaines de l’expression scientifique et artistique. Par ses activités de photographe, Evans cherchait une harmonie spirituelle entre ces dichotomies apparentes.

S’il a gagné sa vie comme libraire pendant un temps, ses intérêts s’étendaient au-delà de la littérature et se portaient vers la musique, l’art, et vers la philosophie des sciences naturelles. Sa première incursion en photographie eut lieu en 1883 quand il s’offrit un appareil-photo pour photomicrographies.

Au fil de son acquisition d’une meilleure maîtrise du procédé photographique, il perfectionna ses capacités d’observation, saisissant, avec une rigueur toujours croissante, des intérieurs et des façades de cathédrales, des forêts et des paysages. Il fut aussi le créateur d’une sensibilité sublime, produisant des épreuves qui guident l’œil tant à travers les « plans infiniment reliés » des colonnes gothiques que dans les complexes détails d’un feuillage dense.

Organisée par le Musée des beaux-arts du Canada

Date

Jeudi 28 mai 2015 Dimanche 13 septembre 2015

Emplacement

Prints, Drawings and Photographs Galleries