Jeffrey Spalding

« Je suppose que l’on pourrait considérer que certaines de mes œuvres sont paysagistes, mais je ne crois pas être un artiste paysagiste. Je peins le paysage, mais à mon sens mes tableaux portent davantage sur la nature humaine, les rêves, les aspirations, les souhaits et l’inévitabilité. » — Jeffrey Spalding

Jeffrey Spalding est un peintre, artiste multimédia, auteur, conservateur, enseignant et directeur de musée canadien. Par ses créations, il a contribué à l’évolution de l’art vidéo, de l’art conceptuel et de la peinture abstraite au Canada, et à la résurgence de la peinture paysagiste romantique.

Spalding a immigré au Canada quand il était enfant. Il est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’université de Guelph (1973), d’une maîtrise en éducation artistique de l’université de l’État de l’Ohio (1975) et d’une maîtrise en beaux-arts du College of Art and Design de la Nouvelle-Écosse (1976). Dans les premiers tableaux conceptuels qu’il peint dans les années 1970, il explore la théorie de la couleur et les procédés de peinture. Il adopte une approche méthodique et structurée, appliquant de fines couches de peinture pour sa série de peintures noires et grattant la matière pour sa série dite « removal ». Les couches de peinture symbolisent les différentes couches de sens dans la psyché humaine.

Quand Spalding quitte Halifax pour Calgary en 1978, ses peintures évoluent vers une représentation figurative d’intérieurs domestiques et de scènes de nature, et elles prennent des accents psychologiques plus prononcés. En 1979, il crée une série de peintures abstraites en s’inspirant de sujets qui lui sont personnels, et en 1980, il entreprend de dépeindre les chutes Niagara, dans diverses tailles de tableau, explorant la tradition de la peinture paysagiste romantique&nnbsp;– le sublime&nnbsp;– et l’empreinte laissée par l’être humain sur ce site très apprécié des touristes. Nombre de ses œuvres sont baignées d’un sentiment de mystère, de préfiguration ou d’ambiguïté. 

Depuis 1970, Spalding participe à des expositions individuelles ou collectives dans tout le Canada, notamment une exposition solo de ses œuvres vidéo qui a eu lieu au musée des Beaux-arts de l’Ontario (1997).

Ses œuvres figurent en grand nombre dans les collections canadiennes, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Vancouver Art Gallery, du Art Gallery of Alberta, du Glenbow Museum, du Mendel Art Gallery, du Mackenzie Art Gallery, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de la Nouvelle Écosse et de l’ambassade du Canada à Washington. 

Spalding a enseigné les arts visuels en atelier, l’histoire de l’art et les études muséales dans de nombreuses universités au Canada, aux États-Unis et au Japon. Parmi les nombreux postes qu’il a occupés dans les domaines de l’administration ou de la conservation figurent celui de conservateur principal à la Galerie d’art Beaverbrook, et de directeur du Glenbow Museum (le musée d’art de l’Université de Lethbridge), du Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse et du Appleton Museum of Art en Floride.

Spalding a organisé de nombreuses expositions, dont la présentation faite par le Canada à l’Exposition internationale spécialisée de 1993 en Corée du Sud. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, catalogues d’exposition et articles. Il a été président de l’Académie royale des arts du Canada de 2007 à 2010 et a, entre autres honneurs, été fait membre de l’Ordre du Canada (2007) et reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II (2012).