Kent Monkman

« Dans mon enfance, je passais mon temps à peindre, à dessiner. Ça me remplissait de joie. J’ai toujours su que c’est ce que je ferais plus tard. Quand est venu le temps de choisir ce que j’allais faire, je savais que je vivrais une vie d’artiste. »

Le cinéaste, illustrateur et artiste visuel Kent Monkman a commencé sa pratique artistique comme peintre. Membre de la bande Fisher River dans le nord du Manitoba, l’artiste est d’ascendance wampy cri et anglo-irlandaise. Il a grandi à Winnipeg (Manitoba).

Monkman s’est toujours passionné pour l’art. Son travail, inspiré par son patrimoine autochtone, traite de l’influence du christianisme sur les peuples autochtones du monde entier. À l’âge de 17 ans, il décide d’étudier l’illustration grâce au programme d’art commercial du Sheridan College d’Oakville (Ontario) (1986). Il poursuivra sa formation en tant qu’artiste dans divers établissements d’enseignement au Canada et aux États-Unis : The Banff Centre (Alberta) en 1992; le Sundance Institute de Los Angeles en 1998; et le Canadian Screen Training Institute en 2001

Dans The Prayer Language, sa première série de tableaux, Monkman explore les thèmes du christianisme et des rapports de pouvoir sexuels. Il approfondit ces thèmes dans une deuxième série intitulée, The Moral Landscape, où, s’épargnant les allusions, il peint des représentations explicites de sa version du passé colonial. Le stratagème de cette série est la peinture de paysage du XIXe siècle, la méthode est encore une fois le renversement ironique. Monkman utilise comme décor les paysages idéalisés de l’Ouest nord-américain pour mettre en scène des fantaisies homo-érotiques et de malicieux renversements de rôles. Par les interventions qu’il fait, son imagerie conteste l’exactitude ethnographique accordée aux représentations d’« Indiens » par des artistes comme Stanley, Paul Kane, Peter Rindisbacher, Cornelius Krieghoff et d’autres. Dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, Portrait de l’artiste en chasseur fait partie de cette série de tableaux. Il est placé dans un cadre doré très orné, comme le veut la règle du genre de tableau historique que l’artiste imite.

Depuis Polarities, sa première exposition solo à la Monte Clark Gallery de Vancouver en 1993, Monkman a exposé au Musée royal de l’Ontario en 1994 et dans divers musées à Calgary, Edmonton, Hamilton, Toronto et Ottawa. The Prayer Language, sa plus récente exposition solo, a eu lieu au Centre de l’art indien d’Ottawa. Depuis 1991, il participe aussi à de nombreuses expositions collectives dans toute l’Amérique du Nord. De plus, il prend part régulièrement à First Nations Art, une exposition annuelle organisée par le Woodland Cultural Centre de Brantford (Ontario).

Le travail de Kent Monkman est représenté dans les collections du Woodland Cultural Centre de Brantford (Ontario), du Centre d’art indien des Affaires indiennes et du Nord Canada à Gatineau (Québec) et de la Robert McLaughlin Gallery d’Oshawa (Ontario). Monkman vit et travaille à Toronto.

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Nom
Kent Monkman
Canada: Ontario, St. Mary's
1965
Nationalité
Canada