Léon Bellefleur

"Le mystère fonctionne, il est partout dans la vie, autour de nous et même en nous, et selon moi tout particulièrement dans l’art. Une œuvre sans mystère n’est pas une œuvre d’art, elle n’est qu’un objet décoratif, fait peut-être avec beaucoup de métier, avec virtuosité même, mais sans âme, sans vie intérieure, sans mystère justement, sans émerveillement!"

- Léon Bellefleur

[Comme peintre et dessinateur, Léon Bellefleur ...] Durant 25 ans, Léon Bellefleur enseigne à l’école primaire et travaille à son art durant l’été et suit des cours du soir à l’École des beaux-arts de Montréal pendant plusieurs années. En 1954, il peut se retirer de l’enseignement et se consacrer entièrement à sa pratique artistique.

Avec Albert Dumouchel, Jacques de Tonnancour, Louis Archambault et d’autres, Bellefleur adhère à Prisme d’Yeux dirigé par Alfred Pellan, et signe leur manifeste en 1948 et expose avec le groupe. Ces artistes réagissent à la démarche des Automatistes québécois, et lancent un appel en faveur de la liberté d’expression. À travers cette association, Bellefleur découvre l’intérêt des Surréalistes pour l’inconscient comme source d’inspiration. Vers la fin de cette décennie, il s’intéresse au travail de l’artiste russe Wassily Kandinsky et de l’artiste espagnol Juan Miro.

Poisson dans la ville (1946) est un ensemble bigarré de couleurs et de textures qui représente le monde enfantin du jeu où un poisson peut être plus grand qu’un clown et une étoile reposée par terre. En 1947, il rédige, " Plaidoyer en faveur de l’enfant ", un article qui défend la valeur de la créativité et de l’imagination enfantines.

Après sa retraite, Bellefleur voyage en Europe et ouvre un atelier à Paris, où il réalise des estampes et des eaux-fortes. Il expérimente aussi diverses techniques picturales, travaillant avec une spatule, ce qui lui permet de définir plus clairement les contours que le pinceau et de multiplier les effets de dimension. Il alors passe les prochains dix ans à travailler et à voyager en Europe, avant de revenir définitivement au Québec en 1966. Sa carrière est relancée par une rétrospective au Musée des beaux-arts du Canada en 1968. Tout au cours des années 1980, il continue de créer des tableaux, des dessins et des estampes lyriques, influencés par le surréalisme.

Il dirige aussi Prisme d’Yeux (1948), un regroupement d’artistes ouverts à l’expression et à l’inspiration traditionnelles, qui réagissent à la démarche idéologique plus radicale des Automatistes.

Nom
Léon Bellefleur
Canada: Québec, Montréal
1910-02-08
Nationalité
Canada
Décédé
Canada: Québec, Montréal
2007-02-22