Spring Hurlbut

Dans son travail, Spring Hurlbut s’intéresse au rapport entre la sculpture et l’architecture. Par exemple, elle installe des entablements et des moulures dans les couloirs d’édifices à bureaux. Ce faisant, elle retire ces éléments architecturaux de leur contexte pour souligner le fait qu’on les considère d’habitude comme allant de soi.

Dans sa première série d’oeuvres grand format, Hurlbut travaillait de manière complexe des masses de plâtre qu’elle appliquait à des colonnes et de murs. Elle traînait ses mains dans cette matière humide pour y laisser des empreintes. Ces laborieuses fabrications sur place visaient à capter les traces de son propre corps afin de remettre en question l’idée couramment admise de la pure et simple existence de notre environnement bâti.

D’abord recherches organiques sur la participation de son corps à la construction architecturale, ses oeuvres portent maintenant sur la recherche des origines des formes architecturales du classicisme grec. Entablement à oves et serres (1990) est un exemple de ce plus récent corpus. Depuis le début de sa pratique, Hurlbut se penche sur la nature de l’architecture et s’en inspire dans son art.

Née à Toronto en 1952, Spring Hurlbut y vit et y travaille. Elle étudie au Collège des beaux-arts de l’Ontario de 1970 à 1973 et au Nova Scotia College of Art and Design en 1973-1974. Elle a présenté ses oeuvres dans des expositions collectives sur la scène internationale et lors d’installations in situ dans des lieux non conventionnels tels des entrepôts et des édifices commerciaux.

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