Will Ogilvie


« … ces esquisses sont dans chaque ligne, dans chaque ton, vivantes et effroyables, car leur créateur [Ogilvie] les a faites tandis qu’il était lui-même assourdi par les explosions, aveuglé par les tirs de mitrailleuse et qu’il a passé plusieurs jours parmi les morts… »
– Josephine Hambleton, dans The Ottawa Citizen

Will Ogilvie est l’un des membres fondateurs du Groupe des Peintres canadiens. Premier peintre de guerre officiel du Canada, il est fait Membre de l’Ordre de l’Empire britannique (à titre militaire) pour services rendus. Ses tableaux symboliques et formels étaient considérés par d’autres artistes de guerre, comme Alex Colville et Charles Comfort, comme faisant partie des meilleurs du genre.

Né en Afrique du Sud en 1901, Ogilvie étudie à Johannesburg auprès d’Erich Mayer de 1921 à 1924. Un an plus tard, il immigre en Amérique, et peu de temps après (de 1927 à 1930), il commence à étudier à l’Art Students League, à New York, où il reçoit l'enseignement de Kimon Nicolaïdes. Celui-ci lui donne des bases solides qui lui serviront pour ses œuvres de guerre. Ogilvie travaille également comme artiste commercial. De retour en Afrique du Sud en 1931, il peint des scènes reflétant son intérêt pour l’étude des personnages (Jour d'Afrique, 1931). En 1932, il s’associe à Charles Comfort et Harold Ayres pour ouvrir un atelier d’artiste à Toronto, où il travaille sur diverses commandes d’œuvres. Il s’engage dans l’armée canadienne en 1940 et devient peintre de guerre officiel deux ans plus tard.

Après la guerre, Ogilvie enseigne à l’Ontario College of Art (1947–1957), puis devient chargé de cours à la University of Toronto (1960–1969). En 1979, il est fait Membre de l’Ordre du Canada. Il continue à exposer avec la Société canadienne de peintres en aquarelle et le Groupe des Peintres canadiens jusqu’à sa mort en 1989. Ses tableaux de guerre sont conservés au Musée canadien de la guerre et plusieurs de ses œuvres font partie des collections de l’Edmonton Art Gallery, du Musée des beaux-arts de Winnipeg, du Hart House de la Université of Toronto et du Musée des beaux-arts du Canada.