Käthe Kollwitz

Pietà

1938

Käthe Kollwitz, qui pratique la gravure et la sculpture, devient célèbre dans son Allemagne natale et à l'étranger pour ses sujets émotifs et sa maîtrise technique, même si la sinistre expression de la souffrance humaine qui caractérise ses oeuvres a suscité aussi la controverse. Après son mariage à un médecin avec qui elle a deux enfants, elle s'établit dans un quartier ouvrier. Ses idées socialistes et sa compassion pour les patients de son mari, les pauvres de la ville, se manifestent dans ses représentations répétées de la tragédie et de l'angoisse. Le sujet de cette sculpture, bien que religieux, témoigne de son intérêt pour le thème de la mère et l'enfant, sans doute lié à la perte de son propre fils durant la Première Guerre mondiale.

– 1963-06

Collection privée [1]

1963-10 –

Musée des beaux-arts du Canada, acheté d’une collection privée par l’intermédiaire de Jerrold Morris International Gallery, Toronto[2]

[1] Voir note [2].

[2] Le MBAC achète le bronze en octobre 1963 du marchand torontois, Jerrold Morris, qui agit à titre d’agent d’un collectionneur anonyme [lettre de Jerrold Morris à Robert Hubbard, conservateur en chef, MBAC, datée du 13 juin 1963, notices d’acquisition, dossier de documentation du MBAC].

Signé à l’endos à droite, près de la base : Kollwitz

Sceau du fondeur : H. Noack Berlin

Titre
Pietà
Date
1938
Technique
Sculpture
Matériaux
bronze
Dimensions
36.8 x 28 x 39.1 cm
Nationalité
Allemagne
Mention de source
Acheté en 1963
Numéro d'acquisition
15050