Richard Long

Une marche de cent milles dans la prairie canadienne

1974

Les « earthworks » de Richard Long sont subtiles. L'artiste utilise des formes géométriques (lignes, cercles, carrés, spirales) pour créer des oeuvres composées d'éléments trouvés sur place (tels que pierres, cailloux, bois, herbe) qu'il remet « in situ » une fois l'oeuvre achevée et photographiée, ou qu'il abandonne à l'action du temps et des éléments. Long associe son art à la promenade solitaire, prolongeant, à l'instar de son contemporain Hamish Fulton, la tradition britannique du paysage et l'amour de la marche : « Un parcours est une ligne sinueuse. Le fait d'aller et venir à maintes reprises pour tracer une ligne poussiéreuse engendre une sculpture... les sculptures sont des haltes. En elles se confondent la promenade et la halte.... La promenade est une ligne de pas. La sculpture est une ligne de pierres. Elles sont interchangeables, complémentaires. J'ai transformé la promenade en sculpture. » Les pérégrinations et les oeuvres en plein air de Long donnent naissance à des oeuvres présentées à l'intérieur et composées de photographies, de cartes géographiques ou de textes comme dans cet exemple.

Artiste
Titre
Une marche de cent milles dans la prairie canadienne
Date
1974
Technique
Photographie
Matériaux
épreuve à la gélatine argentique avec texte en mine de plomb sur carton
Dimensions
50.6 x 75.9 cm
Nationalité
Grande-Bretagne
Mention de source
Acheté en 1976
Numéro d'acquisition
18655