Le questionnaire de Proust : Edward Burtynsky

Le questionnaire de Proust est au départ un jeu populaire à la fin de l’époque victorienne, conçu pour révéler des aspects clés du caractère d’une personne. L’auteur Marcel Proust, encore adolescent, répond à une suite de questions semblables avec un tel enthousiasme que, lors de la découverte en 1924 de ses réponses originales, son nom devient associé de façon permanente à ce type d’entrevue informelle.

 

EDWARD BURTYNSKY

Edward Burtynsky. Photo credit: © Birgit Kleber 2012

 

Reconnu à l’échelle mondiale pour ses photos à grande échelle attestant l’impact des activités humaines sur l’environnement, Edward Burtynsky s’attache depuis 35 ans à l’étude des paysages transformés par l’homme et crée des images envoûtantes qui décrivent l’interaction entre l’humanité et la nature et saisissent le résultat troublant des activités industrielles et de leurs conséquences sur le paysage naturel. Il a reçu de nombreux prix et distinctions depuis ses premiers pas en photo à onze ans, notamment le prix TED, le prix Dialogue de l’humanité des Rencontres d'Arles, le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques et huit doctorats honoris causa.

Les œuvres d’Edward Burtynsky enrichissent les collections plus de 60 musées du monde entier dont le Musée des beaux-arts du Canada qui présente cet automne Anthropocène, le dernier récit visuel en date de cet artiste créé en collaboration avec les réalisateurs primés Jennifer Baichwal et Nicholas de Pencier. Passant en revue vingt pays et tous les continents sauf l’Antarctique, les images d Anthropocène rendent compte des effets de la technologie, de l’infrastructure industrielle et de toute autre activité anthropique subie par la planète. Ainsi le photographe continue-t-il à nous révéler une image probante et détaillée de notre monde tout en nous incitant à examiner le sens profond de ces transformations sauvages voulues par l’homme.

*

Mon premier souvenir de l’art :

À sept ans. J’essayais de peindre des paysages  à l’huile à côté de mon père.

Le moment où j’ai su ce que serait ma vocation :

À vingt ans, quand j’ai suivi un cours du soir de photographie au Niagara College.

Ma plus grande influence :

Le premier photographe que j’ai adoré a été Edward Weston et le don qu’il avait de faire surgir l’extraordinaire de l’apparemment ordinaire.

Métier que j'aurais choisi (autre que les arts) :

Le génie mécanique.

Mon loisir préféré (autre que les arts) :

Cuisiner.

Mon artiste préféré(e) :

En ce moment, Anselm Kiefer et Paul Klee.

L’aliment et la boisson que je préfère :

Les pierogi que prépare ma mère de 94 ans.

Le temps ou la saison que je préfère :

L’automne au Canada.

L’expression, la formule, le proverbe ou le mot que je préfère :

« Rien de ce qui vaut la peine n’arrive sans une forme de combat. Il faut battre la noirceur jusqu’à ce qu’elle saigne de la lumière. » Bruce Cockburn

Ma bête noire :

Le plastique.

Ma meilleure qualité :

La persévérance.

Mon pire défaut :

Je travaille trop.

L’endroit où je désirerais vivre :

Canada.

Un souhait :

Que toute la prochaine génération puisse profiter d’autant de chances que j’en ai eues.

Ce que je veux faire avant de mourir :

Être un pionnier du développement de « Photographie 3.0 », la photo dans une troisième dimension.

L’art pour moi, c’est (en cinq mots ou moins) 

« Une quête de sens et de vérité » et, comme l’a dit Gerhard Richter « l’ultime forme de l’espoir »

 

Organisée par l’Institut  canadien de la photographie du Musée des beaux-arts du Canada et par le Musée des beaux-arts de l’Ontario et coproduite avec la Fondation MAST de Bologne, l’exposition Anthropocène sera présentée simultanément au Musée des beaux-arts du Canada et au Musée des beaux-arts de l’Ontario du 28 septembre 2018 au 24 février 2019. Pour communiquer cet article, cliquez sur la flèche dans le coin supérieur droit de la page. Abonnez-vous à nos infolettres pour demeurer au courant des nouvelles du Musée, et en apprendre plus sur l'art au Canada.

Exposition

À propos de l'auteur