Le questionnaire de Proust: Hannah Claus

Le questionnaire de Proust est au départ un jeu populaire à la fin de l’époque victorienne, conçu pour révéler des aspects clés du caractère d’une personne. L’auteur Marcel Proust, encore adolescent, répond à une suite de questions semblables avec un tel enthousiasme que, lors de la découverte en 1924 de ses réponses originales, son nom devient associé de façon permanente à ce type d’entrevue informelle

 

HANNAH CLAUS

Hannah Claus Photo: Elias Touil

Hannah Claus est une artiste multidisciplinaire de descendance anglaise et kanien’kehá:ka/mohawk qui utilise dans sa pratique l’installation « pour créer des univers sensoriels qui font appel à la mémoire et à la transformation. Celles-ci explorent les relations entre le particulier, le personnel et le réel situés au cœur des cosmogonies autochtones, souvent d'une perspective des Kanien’kehá:ka/Mohawk en particulier, afin de questionner notre perception du temps, de l'espace et de la mémoire ». Répétition et accumulation sont au cœur de ce qui façonne l’essentiel de son œuvre, qu’il s’agisse de sculpture, d’installation, de vidéo ou de pièces bidimensionnelles. Elle propose au public le défi d’engager un dialogue avec ses créations, de mesurer la nature de sa relation avec elles, créant ainsi une expérience transformatrice entre personnes, objets et idées.

Installée à Tiohtià:ke/Montréal depuis 2001, Claus est diplômée de l’École d'art et de design de l’Ontario et de l’Université Concordia. Son œuvre nos esprits sont un fait partie de la collection du Musée des beaux-arts du Canada et est présentée dans le cadre de l’exposition Àbadakone | Feu continuel | Continuing Fire. Son travail a été exposé à travers le monde et ses créations figurent dans diverses collections publiques et particulières, dont celles de la Ville de Montréal et d’Affaires mondiales Canada.  En 2019, elle a été artiste en résidence au Musée McCord à Montréal et a reçu la bourse Eiteljorg. En 2019 et 2020, on a pu voir ses œuvres dans le cadre d’Inaabiwin à la Galerie d’art d’Ottawa, à la Dunlop Art Gallery à Regina et lors de l’exposition Blurring the Line à l’Eiteljorg Museum d’Indianapolis. Claus est membre des Tyendinaga - Mohawks de la baie de Quinte, en Ontario.

Hannah Claus, nos esprits sont un, 2014. Impression numérique sur film de polyester, fil, colle d’acétate de polyvinyle, feuille acrylique et cadre en aluminium, 245 × 304,8 × 304,8 cm. Acheté en 2018. Musée des beaux-arts du Canada. © Hannah Claus. Photo: MBAC

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Mon premier souvenir de l’art :
Voir la lumière à travers les rideaux de la fenêtre entre les barres de mon lit d'enfant.
Des bouts de crayons de couleur Crayola cassés dépouillés de leur emballage papier imprégnant mes doigts d’une odeur de cire

Le moment où j’ai su ce que serait ma vocation : 
Quand j’ai pris la décision de m'inscrire à l'école des beaux-arts. C'était un engagement dans cette voie, afin de ne pas regarder en arrière plus tard et de me dire : « et si? ».

Ma plus grande influence :
Mes expériences avec les lieux et les gens qui m’entourent.

Mon loisir préféré (autre que les arts) :
Créer des choses.

Mon artiste préféré(e) :
Shelley Niro. Rebecca Belmore. Anish Kapoor  avant qu’il ne brevète des couleurs.

Mon auteur(e) et musicien(ne)/compositeur(rice) préféré(e) :
Ce n’est pas de la fiction, mais les textes critiques de Deborah Doxtator (« Basket, Bead and Quill » et « Reconnecting the Past:  An Indian Idea of History ») sont ceux auxquels je reviens encore et encore. Pour les musiciens, c’est selon l’humeur. Ça peut aller de Jeremy Dutcher à AC/DC.

La couleur, la fleur et/ou l’oiseau que je préfère :
Le pourpre et les tulipes (leurs couleurs sont les plus belles) ou les lilas (leur parfum est le plus envoutant).

L’aliment et la boisson que je préfère :
Le saumon à la planche de cèdre et le thé aux aiguilles de pin.

L’odeur et le son que je préfère :
Le foin d’odeur qui pousse quelque part dehors par une journée chaude; les vagues sur les rochers.

L’objet que je préfère :
Les roches.

Le temps ou la saison que je préfère :
J’aime tout – le moment qui me plaît moins est le basculement des saisons, par exemple quand le temps passe trop vite du froid au chaud.

Ma définition du bonheur :
Quand les gens que j’aime sont heureux et bien. Quand j’ai le temps d’accomplir les choses que je me promets de faire.

L’endroit où je désirerais vivre :
Je suis bien là où je suis en ce moment.

L’art pour moi, c’est (en cinq mots ou moins) :
 Une façon de communiquer.

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Hannah Claus – A Relationship with the Viewer

 

L'œuvre nos esprits sont un de Hannah Claus fait partie de l'exposition Àbadakone | Feu continuel | Continuous Fire du Musée des beaux-arts du Canada. Partagez cet article et abonnez-vous à nos infolettres pour demeurer au courant des derniers articles, expositions, nouvelles et événements du Musée, et en apprendre plus sur l’art au Canada.

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